mardi, mars 18, 2003

Musiques au coeur

Lorsque ma Rose et moi étions encore ensemble, il m'arrivait de connaître de grosses difficultés de concentration dans mon travail, mon esprit étant irrésistiblement attiré par Elle. Heureusement, au bout de quelques minutes j'arrivais généralement à endiguer ces envies d'évasion en me disant que de toutes façons, nous serions réunis quelques heures plus tard et que j'aurais alors tout le loisir de profiter pleinement de ces instants magiques.
Mais voilà, aujourd'hui, Elle continue d'accaparer mon esprit, mais bien plus souvent encore et sans le moindre remède efficace.
Je vous jure que ça me rend vraiment dingue. Et incapable de travailler qui plus est !
Du coup, me voilà en plein après-midi en train d'écrire ces lignes, faute d'être en état de faire autre chose.

Soyons positifs, je vais mettre à profit ces instants pour vous expliquer en quoi la trop brève mais magnifique histoire que j'ai vécu avec ma Rose va continuer de m'enrichir aujourd'hui qu'elle est pourtant terminée.

Je vous l'ai déjà dit, la passion de ma Rose, c'est l'Opéra.
Personnellement, je n'y connais pas grand chose à l'Opéra. Et encore, pas grand chose, c'est déjà un peu trop...
Aussi, lorsqu'elle a commencé à m'en parler, je me suis dit que ca serait formidable de pouvoir découvrir cet univers à son contact. J'en avais vraiment envie.
Souhaitant prendre mon temps pour pénétrer ce nouveau monde, j'ai acheté un premier CD, mi-jazz, mi choeurs.
Ca s'appelle "Mozart la nuit" et soit dit en passant, je vous le conseille.
Là où j'ai profondément merdé (passez moi l'expression, mais c'est la vérité), c'est que je n'ai pas voulu m'imiscer dans ses activités choralistiques.
En tout cas, je me disais que j'avais le temps pour ça et que je pouvais commencer par apprendre par moi-même.
Surtout, je souhaitais lui ménager cet espace d'épanouissement personnel, un peu comme une sorte de "jardin privé", alors qu'à la reflexion et vu l'immensité de sa déception lorsque j'ai "fait l'impasse" sur un de ces concerts (non par manque d'intéret mais pour cause de stress et de fatigue excessive), il lui importait de partager cela avec moi.
Et dieu sait que pourtant, j'aurais aimé ça.
Du coup, je me suis dit que le fait qu'elle mette fin à notre histoire ne devait pas m'empecher de découvrir cet art.
Bien sûr, je conserverais éternellement le regret de ne pas l'avoir entendue chanter pour moi (excepté quelques minutes en voiture, aussi beau qu'impressionant !), d'autant que je ne peux même plus aller l'écouter à l'église sous peine de passer pour un "harceleur".
Mais j'ai d'ores et déjà acheté quelques CDs que j'écoute à présent régulièrement et avec beaucoup de plaisir.
Je pense qu'à l'image du jazz, il faut un certain temps pour connaître cette musique et l'apprécier.
Ca ne s'écoute pas comme de la pop, l'Opéra.
Non, c'est une sorte de poésie dont les paroles (plus faciles à comprendre avec le livret !) composent avec la musique un harmonieux mélange, un subtil équilibre, qu'il faut autant écouter avec le coeur qu'avec l'ouie.
Oui, l'Opéra, tout comme les chants lyriques, ca peut venir titiller des sentiments bien enfouis dans nos âmes...
Encouragé par de telles découvertes, je compte bien poursuivre mon investigation !

A côté de cela, j'ai décidé de me remettre au piano.
J'ai même voulu en acheter un ce WE, mais comme rien ne fonctionne comme je le veux en ce moment, le vendeur a refusé de me le vendre, préférant le réserver à un couple qui était en train d'essayer les multiples claviers du magasin depuis au moins une heure avant mon arrivée.
Dommage, c'etait une affaire, et surtout, c'était le dernier (modele d'expo, donc avec ristourne supplémentaire).

Tant pis, je ne baisse pas les bras et je repartirai en quête de mon futur clavier dans les jours à venir.
Quand au professeur, j'ai également commencé à faire une petite selection sur le Web et en ai contacté certains pour voir dans quelle mesure il était réaliste de démarrer des cours avec mes contraintes de boulot. A priori, avec un peu de motivation, ça m'a l'air jouable.
En attendant, j'ai entamé tout seul des révisions de solfège (lecture de notes et théorie).

Vous voyez, quand je vous disait que j'essayais de transformer cette douleur et ce désespoir latents en énergie motrice.
Et puis dites vous bien que des sentiments, j'en ai des flots à faire passer sur mon futur clavier.

Puisqu'Elle souhaite mon silence, je laisserai mon coeur s'exprimer autrement...

lundi, mars 17, 2003

Rain Man 2

Non, il ne s’agit pas de l’annonce de la sortie en salle de la suite du mythique film de Barry Levinson primé aux Oscars en 1988.
Simplement, je souhaitais intituler ainsi ce post, mais je me suis souvenu avoir déjà utilisé ce titre en octobre dernier…
Faute d’être original, je serai donc au moins rigoureux.

Aujourd’hui, après une bonne sieste dans un jardin parisien, j’ai souhaité profiter de cette belle journée ensoleillée pour faire une longue ballade dans Paris comme je n’en avais plus fait depuis bien longtemps.
J’ai notamment assisté à la fin d’un défilé de plusieurs centaines de motards, mais sans parvenir à saisir s’il s’agissait d’un simple rassemblement ou d’une manifestation revendicatrice. En tout cas, il y avait quelques sacrées machines…

Globalement, malgré tous les instants de manque d’Elle qui jalonnèrent mon après-midi, je fus plutôt satisfait de cette promenade.
Bien sûr, déambuler dans le marché aux fleurs sans ma Rose à mes côtés m’a semblé un plaisir bien fade par rapport à ce qu’il aurait pu être.
Je vous l’ai dit, j’ai perdu mon appétit pour beaucoup de choses, mais j’essaie de me soigner !
Alors j’ai poursuivi ma virée par un détour dans le marais et par les bords de Seine, lieu privilégié de mes instants de reconstruction depuis toujours. Comme si ces flots boueux avaient le pouvoir de me ressourcer…

Ma journée parisienne s’acheva dans une salle de cinéma, où je pus voir « la 25ième heure » pour la modique somme de 3 euros grâce au printemps du cinéma.
De toutes façons, je ne suis pas sûr que ça valait tellement plus…
Ou bien peut-être n’étais-je simplement pas d’humeur à regarder un type complètement paumé patauger dans les méandres de son existence, entre amitiés et amours douteuses…

De retour à la maison, j’opte pour un bon bain, histoire de me relaxer un peu du stress provoqué par ce film mal choisi.
Quel ne fut pas mon énervement de constater que Luna parvenait à me manquer jusque dans mon bain !

Pourtant, ça ne sert à rien de s’énerver.
Ni après moi, ni après Elle, ni après le destin ou je ne sais quoi d’autre.
C’est d’ailleurs l’un des enseignements que divulgue mon film culte qui a donné son nom à ce post, Rain Man, dont j’ai regardé le DVD pas plus tard que hier.

« Ce que Raymond lui enseigne [à son frère, Charlie Babbit], c’est qu’il peut se détendre, car quoi qu’il fasse, il n’aura jamais de pouvoir sur les autres. Ils feront exactement ce qu’ils ont envie de faire, que Charlie Babbit s’énerve ou non. » Robert Erbert, Chicago Sun Times – 16/12/1988.

Il me faut donc juste accepter.
Accepter qu’elle ait fait exactement ce qu’elle avait envie de faire en me quittant et que je n’ai rien à y redire.
Accepter d’oublier.
Accepter ce gâchis en me disant que la vie continue et qu’elle réserve, à Luna comme à moi, sûrement d’autres belles choses. Séparément.
Sauf qu’aujourd’hui, je ne m’en sens pas capable.
C’est tout simplement au dessus de mes forces (et pourtant, j'vous jure, je me soigne !)

Parce que j’ai beau y réflechir, le constat est implacable.
Je n’ai finalement jamais vu si distinctement qu'aujourd'hui de ce que j’attendais de ma vie.
Ce que je souhaitais en faire.

Pour en arriver là, il m’a fallu faire le tri dans mes désirs, notamment en fin d’année dernière lorsque ma rencontre d’avec ma Rose est venue percuter mes projets de partir refaire ma vie en province.
Mais lorsque j’ai décider d’entamer 2003 à ses côtés en pays hélénique, j’avais fait mon choix.
Choix que j’ai ensuite bêtement d’avantage vécu au jour le jour que décliné en grands projets d’avenir, de peur de m’attacher de trop et de peur de lui faire peur.
Mais ce choix était fait, et rejaillit aujourd’hui limpide comme de l'eau de source.

Que l’on me demande simplement comment je vois mon avenir, et je vous répondrai sans hésiter un seul instant :
« avec ma Rose pour la vie, à la chérir chaque jour, à la soutenir dans ses études puis dans sa carrière professionnelle pourqu’elle s’y épanouisse également, à élever ensemble Nos enfants, à prendre plaisir à jouer du piano pour Elle tandis qu’elle chanterait pour moi, à nous frotter mutuellement le dos dans la baignoire, à danser des salsa endiablées, à me réveiller le matin à ses côtés et m’endormir le soir, sa tête sur mon épaule… ».
Voilà comment je la vois ma vie !

Alors comment ne pas perdre la raison lorsque je réalise que je n’ai rien le droit de lui dire de ces rêves puisqu’elle ne souhaite définitivement plus les entendre ?

Comment rester détendu quand on est convaincu de passer à côté du bonheur, qu’on le voit filer de l’autre côté du carreau, mais qu’il est impossible de le saisir avec cette foutue fenêtre hermétiquement fermée… ?
Alors oui, j’ai envie de taper au carreau.
Jusqu’à m’en faire saigner les poings.

Parce que finalement, j’ai l’impression que pour arrêter de penser à Elle, il va falloir que j’apprenne à arrêter de penser…

samedi, mars 15, 2003

C'est grave docteur ?

Ne croyez pas que je me complais dans ma peine ou mes regrets.
Ni que je cherche à vous apitoyer sur mon sort qui, malheureusement, fait ou a fait partie de la vie de la majorité d'entre nous un jour où l'autre.
Seulement voilà, franchement, tout ça m'inquiete un peu...

Ce matin, figurez vous que je me suis réveillé avec l'image de son visage juste en face de moi.
Je sortais tout juste d'un rêve où nous étions tous les deux, dans une cuisine que je ne connais pas, très lumineuse.
Nous étions bien, nous riions de je ne sais pas quoi, mais avec une complicité évidente.

Elle était dans un jean bleu que ses merveilleuses petites fesses portaient à ravir, avec un pull rouge en grosses mailles que je ne lui ai jamais vu dans la réalité, mais qui lui allait comme un gant. Enfin, comme un pull.
Enfin, vous avez compris.

Que je rêve d'Elle lors des nuits que l'on passait ensemble, ça ne me souciait guère : je n'en avais que plus de plaisir à la serrer dans mes bras au réveil et à apprécier de constater que notre relation n'était pas qu'un rêve.

Mais maintenant, comme c'est énervant et frustrant !
Ca me laisse à la fois le profond bonheur d'avoir passé ces quelques instants imaginaires avec elle, mais aussi une sorte de culpabilité d'avoir commis une faute, d'avoir enfreint quelque chose d'interdit, d'avoir fait quelque chose de mal...
Je n'ai plus le droit de la voir ni de lui parler.
Ma volonté peut me forcer à respecter cela.
Mais comment me forcer à ne plus rêver d'Elle ?
Comment lutter contre ces sentiments que je retiens en moi toute la journée, mais qui profitent de mon sommeil pour jaillir dès que je mon attention se relâche ?

Cela dit, dans la journée, mes pensées aussi me trahissent.
Ce que j'appelerai mes "premières intentions".
Ce à quoi je pense immédiatement, en réaction à un évènement qui survient.

Il n'y a qu'a voir la soirée d'hier soir : diner avec mes parents et mon oncle de Bordeaux que je n'avais pas vu depuis l'enterrement de ma grand-mère, en ce début d'année (mais à qui j'avais dit, il y a quelques semaines que j'étais avec quelqu'un avec qui j'étais enfin bien et que je serai heureux de lui faire rencontrer lors de sa venue à Paris...).

Lorsque mes parents m'ont appris qu'ils avaient récemment découvert, suite à ce que ma grand-mère leur avaient confié juste avant sa mort, que nous avions des origines bretonnes, j'ai eu immédiatement et spontanément l'envie de partager cette nouvelle avec Elle.
J'apprends quelque chose sur moi, sur mes origines, quelque chose qui me touche profondément, et j'ai besoin d'elle pour le savourer pleinement.

Même dans les instants de joie les plus simples, elle me manque instantanément : une partie de "Take Five" (cartes) en famille, un rayon de soleil qui me chauffe dans une rue parisienne, tout un tas de petits plaisirs que nous avons partagés et que je ne concois plus de vivre sans Elle.
Comme si elle faisait partie de mon être et que ce dernier ne pouvait vibrer complètement sans Elle.

Que dire des projets, même les plus anodins, que je ne parviens pas encore à faire pour moi tout seul ?
Aller faire du roller (je lui avais proposé et j'esperais bien en faire un jour avec elle), partir en vacances cet été, et j'en passe, y compris de bien plus conséquents.
Là encore, la culpabilité de ces pensées qui me viennent alors que je n'en ai plus le droit.

Bon, alors docteur, dites moi franchement.... est-ce normal... et surtout, est-ce grave ?

vendredi, mars 14, 2003

Faites l'amour, pas la guerre

En ces temps absurdément belliqueux, merci Thud, pour cette proposition de solution pour un monde de paix et d'amour.

Je me fais une joie de la relayer sur ce blog... même si entre l'amour et la guerre, je me vois personnellement obligé de rechercher une troisième voie.
M'empifrer de bretzels ? Ou plutôt de pringles, vu que les bretzels sont déja réservés pour GWB ;->
Faites vos preuves !

En fait, il y a un mois exactement, j'avais pris ma journée pour emmener ma douce à Amsterdam (malgré mon projet qui était déjà "charette", je tiens à le préciser).

C'était la première fois de ma vie que je faisais quelque chose d'aussi "exceptionnel" pour la Saint-Valentin, vu que comme vous le savez déjà, je ne suis pas très partisan des fêtes "imposées" (St Valentin, Nvel An, entre autres).
Mais là, c'était exclusivement avec une joie sincère que je nous avais concocté un petit WE prolongé en amoureux, parce que j'avais justement le sentiment de vivre avec elle quelque chose d'exceptionnel.

Je sais bien que les cadeaux ne suffisent pas comme preuve d'Amour.
Mais ils en font également un peu partie, non ?
Et ça, pour moi, c'en était une vraiment symbolique, de preuve d'Amour.

En plus, sur place, ma Rose fut souffrante le dernier jour, et j'ai vraiment essayé d'être à ces côtés dans ces moments pénibles.
Je ne pouvais pas faire grand chose médicalement parlant, à part lui donner les derniers comprimés du traitement que je terminais alors et qui semblaient adaptés.
Mais j'ai essayé d'être à son écoute (pour adapter le "planning" à ses envies et son niveau de forme) et à son service (j'ai fait le sherpa toute la journée de bon coeur, même si j'ai fini en maugréant un peu à cause d'un mal de dos sévère qui se profilait).
Bien entendu, j'ai aussi commis, comme chaque fois, quelques maladresses, mots de travers ou plaisanteries douteuses durant ces trois jours.
Mais malgré tout, j'avais l'impression de lui avoir témoigné beaucoup d'amour pendant ce WE.

N'a-t-elle donc vu que mes erreurs ?
Un mois après, il semble bien que ce soit en tout cas la seule chose qu'elle en ai retenu.
Dommage pour moi.

"Il n'y a pas de petites querelles".
C'est le titre d'un livre que j'ai vu hier à la FNAC et qui m'a interpellé...
J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez !

jeudi, mars 13, 2003

Enigme

- Colombo : "Y'a quand-meme un truc qui me chiffonne.... Comme dirait ma femme..."
(ah non c'est vrai, j'ai plus de femme)

Trève de plaisanterie (si tant est que l'on puisse parler de plaisanterie), venons en au truc qui m'échappe.
Je me demande comment ma Rose a fait pour tourner aussi vite la page, pendant que moi je manque d'Elle à chaque seconde de la journée.

Ben oui parce que si elle ressentait ne serait-ce que la moitié de la douleur qui est mienne aujourd'hui, c'est obligé, elle reviendrait.
J'ai pas dit qu'elle me sauterait dans les bras, comme si tout était oublié.
Ca non, et je ne le souhaiterais même pas (quoi que... ;-))

Mais au moins, elle se rendrait compte que ça vaut sans doute le coup de discuter en profondeur des problèmes que l'on a rencontré et qui nous ont mené là.
Des problèmes dont j'ai aujourd'hui compris la cause et que je sais être capable de résoudre.

Je sais bien qu'elle a dû elle aussi souffrir comme je souffre aujourd'hui, pendant de longues semaines avant de prendre sa décision.
Parce qu'elle a reconnu qu'elle avait des moments où elle était (très) heureuse avec moi, et que tout cela devait produire un mélange complètement abrutissant dans sa tête.

Mais si elle ressentait aujourd'hui la moitié de mes sentiments actuels, elle serait malheureuse tous les jours, ce qui serait bien pire au final !
Et du coup, elle se battrait pour mettre tout ça à plat et essayer de ne garder que le meilleur de notre relation.
Ce que je crois possible malgré la situation et que j'ai tant de mal à m'ôter de la tête (puisqu'il le faut, puisqu'elle le veut !).

Non pas qu'elle n'ait pas essayé... la sonnette d'alarme, elle l'a tirée plusieurs fois avant de baisser les bras.
Et si moi, par manque d'écoute et d'attention à elle, je ne l'ai pas entendue, je me souviens aussi d'un mail d'il y a tout juste quelques semaines dans lequel elle m'écrivait qu'elle souhaitait me parler de certaines choses depuis de nombreux jours et qu'elle n'y parvenait pas.
Certainement toujours à cause de cette peur de ne pas être encore écoutée et/ou comprise.

C'est à ce moment qu'il aurait fallu réellement me prendre entre quat'zieux et me dire clairement que si je continuais à me comporter comme cela, j'allais la perdre.
J'avais besoin d'un vrai électrochoc pour revenir à la réalité, pour prendre conscience de toute l'importance qu'elle avait pour moi et du fait que je ne concevais plus de vivre sans Elle. Que je refusais de voir tout ça, par peur de m'engager. Par peur d'être dépendant et de voir mon bonheur dépendre de celui de l'autre.
Pourtant, que je le veuille ou non, c'était déjà le cas.

C'est son départ qui l'a causé, cet électrochoc.
Trop tard, mais avec tous les effets secondaires d'une gigantesque détonation.

Une plaie béante et un nuage de fumée qui ne veut pas se dissiper...
Régime sans elle

Depuis bientôt deux semaines que j’ai entamé ce régime (j’ai l’impression que ça fait 2 ans), les résultats commencent à être vraiment visibles, comme dirait la pub.
C’est toujours ça de pris.
Ou de perdu !
Avec 5 kilos ½ de moins, on se sent de suite plus à l’aise dans ses pantalons…
Faute de l’être dans ses baskets.

En fait, pour être honnête, cette perte de poids, c’est pas plus mal comme ça.
Ces derniers mois, en plus de m’être conduit comme une tête de lard, je m’en étais aussi taillé le corps.
A tel point que je ne me sentais plus très bien dans cette peau toute distendue.
Me voilà donc revenu à des proportions plus raisonnables.

Le soucis, c’est que je ne sais pas jusqu’où je vais descendre comme ça !
J’ai cessé de sauter les repas où je n’avais pas faim (la plupart), et je mange donc à nouveau « normalement ».
Pourtant, la dégringolade continue. Etrange…

Cela dit, j’ai encore de la marge : j’ai retrouvé hier soir, en classant des papiers médicaux, un document de la médecine scolaire daté de 1993 (il y a déjà 10 ans, j’entrais à la Fac…) mentionnant 1.84m (ça n’a pas changé !) pour 75 kgs…
Là par contre, pas de doute : le poids des ans, et un petit supplément ! (7 kgs la décennie)
Conclusion, quand je reviens à 75, je commence à m’inquiéter ! ;->

Autre conséquence d’un régime « sans sel qu’on aime» : on retient moins bien l’eau.
Ce qui explique peut-être pourquoi cet après-midi, en retrouvant un mail de ma Rose intitulé « je t’aime plus que tout » dans ma messagerie, je n’ai pu empêcher mes larmes de couler et mes joues de se mouiller.
Comme c’est embarrassant quand ça vous choppe comme ça au boulot !
Avec en plus une gueule de poisson à l’asphyxie, la gueule grande ouverte pour respirer…

Coup de chance dans mon malheur : mes collègues m’avaient abandonné dans mon aquarium paysagé pour partir en réunion.
Un petit tour aux toilettes, un coup d’eau fraîche sur la figure et j’ai regagné mine de rien mon bureau pour me plonger dans l’écran de mon portable.
Un long moment sans réussir à y lire quoique ce soit. La tête ailleurs...
Et puis tout à coup, un coup de fil, un truc urgent, et me voilà reparti à fouiller dans 10 docs en même temps à la recherche de l’info demandée.
Heureusement que je croule sous le boulot finalement !

J’ai enchaîné en contactant un type d’EDF que je n’avais jamais vu, susceptible m’avait-on dit de « m’apporter la lumière » sur certains sujets…
Tout en remplissant le combiné d’une bonne dizaine de bâillements, le type m’a expliqué que c’était un peu trop tôt dans le projet pour se rencontrer, et qu’il valait mieux attendre encore quelques mois.
Tout le monde ne bosse pas au même rythme chez EDF !
(Et pis merde, je lui demandais même pas plus que la lumière. Publicité mensongère, oui !)

Du coup, j’ai pris mon après-midi en partant à 18H30, et suis allé noyer mon chagrin et me réhydrater à la piscine.
1200 mètres envoyés en 30 minutes, juste avant de me faire virer par la maîtresse-nageuse ( ?) pour cause de fermeture imminente.

Rentré tôt à la maison, j’ai trompé mon manque d’Elle en me lançant dans une grande campagne de ménage.
J’en suis là : essayer de transformer tous ces sentiments négatifs qui m’oppressent en énergie positive et motrice.
Comme de la vapeur s’échappant d'une soupape.
J’espère juste que la soupape ne se bouchera pas, sinon gare à l’explosion…

Finalement, vapeur et régime sans elle, voici la vraie recette de Wet Watcher*

*Celui qui a les yeux humides

mardi, mars 11, 2003

Lunaccessible

Rentrer chez moi où ne m'attendent plus ni son coeur ni ses mains,
Une chambre noire où ne flottent plus son ombre ni son parfum,
Recommencer le même schéma le lendemain.
Une nuit sans lune, un jour sans fin.
Besoin de toi,
Luna.
Le fin du fin, la fin de la fin !

Contrairement aux apparences que pourraient donner l'intitulé de ce post et une humeur matinale profondément maussade (comme sont tristes les réveils sans Elle !), je souhaite ce soir me focaliser sur l’une des conséquences positives de ma rencontre d’avec ma Rose.

Il s’agit de l’abandon d’une des plus absurdes idées préconçues que je portais en moi depuis plus d'une dizaine d'années....
La certitude de savoir comment j’allais trouver la mort et à quel âge ! Rien que ça...

D’où me venait une telle conviction ?
Quelque chose que je sentais en moi, sorti de je ne sais où.
Peut-être du fait que la personne qui me gardait étant enfant ait perdu son fils, nommé Thierry et âgé d’une vingtaine d’années dans un accident de la route.
Peut-être que cette idée fut renforcée par le suicide d’un camarade de classe durant mes études d’ingénieur…. un Thierry lui aussi.
En aurais-je inconsciement déduit une sorte de malédiction portant sur les Thierry ?
En fait, je ne sais pas trop.
Peut-être aussi que cela traduisait un refus de vieillir, car jusqu'au décès de ma grand-mère en début d'année, mes relations avec mes grands-parents ont globalement été plutôt pénibles.
J'avais tendance à me dire "pourvu que je ne finisse pas un jour comme eux, dépendants et ingrats".
Il faut dire qu'il a fallut qu'elle soit sur son lit de mort pour que ma grand-mère nous dise sont amour et les regrets de s'être comportée comme elle l'avait fait.
Cette non-communication doit être une affaire de famille...
Heureusement, je crois que nous sommes tous sur la bonne voix à présent !
Toujours est-il que même si j’évitais de songer à l'idée de ma mort, ce pressentiment revenait régulièrement à la surface de mon esprit.

Mais avec l’éclosion de cette Rose dans ma vie, cette idée saugrenue n’a pas résisté longtemps.
En effet, comment envisager de bâtir (et pourquoi faire ?) quelque chose de durable si l’on est convaincu que de toutes façons, il vous reste moins de 10 ans devant vous !?

La vérité (ou plutôt celle qui est mienne aujourd’hui), c’est qu’on ne sait pas de quoi demain est fait.
En revanche, les sentiments que j’avais pour elle me donnaient au moins une certitude sur ce lendemain : il serait ce que je voudrais en faire avec elle !

Il est absurde de faire des projets sérieux si l’on est convaincu de laisser prématurément derrière soi une femme ou une famille.
C’est pourquoi mes idées préconçues se sont dissoutes au contact de son amour.
Jusqu’à ne me laisser qu’une conviction, celle que nous pouvions vivre heureux et avancer sereinement ensemble…

Peut-être que mes erreurs ont condamné cette relation en laquelle je croyais.
Comme je le disais, on ne maîtrise pas complètement son destin.
Mais chacun est libre de se donner des objectifs et de se donner les moyens d’y parvenir, et j'ai compris qu'il était possible de construire son avenir en faisant attention à son présent.

Vue comme cela, la vie est tout de même nettement plus prometteuse, non ?

Parmi toutes les autres idées toutes faites qu’elle a su balayer, il y a également ma vision du mariage.
J’avoue que j’avais quasiment éliminé ce dernier de l’univers de mes possibles, suite à ce que j’en avais vu au travers de trop nombreuses expériences ratées.
Des couples dont le contrat de mariage se transformait un jour en prison derrière les murs desquelles tout était permis.
Je revendiquais donc le droit de bâtir une relation d’amour librement, sans contrat, fondée uniquement sur un amour mutuel.
Je ne reviens d’ailleurs pas catégoriquement sur ce droit.
Mais il n’empêche qu’un de ces dimanche matins où nous nous rendormions 10 fois avant de finalement nous lever, je me souviens m’être réveillé à ses côtés après avoir rêvé d’Elle en blanc, superbe, sa chorale chantant derrière nous !

C’était magique, et je me souviens m’être dit…
« Peut-être un peu tôt, mais franchement...pourquoi pas ? ».
Je ne lui ai rien dit. Comme sur tellement d’autres sujets encore.
Je crois que le "trop tôt" était surtout dans ma tête...
J'ai eu peur. Non pas de la demander en mariage, nous n'en étions pas là non plus, mais simplement de lui dire qu'elle m'avait fait mûrir cette idée.
Je me suis contenté de l'embrasser et de lui murmurer "Je t'aime, ma Princesse".
Tellement de choses derrière ces "Je t'aime". De choses qu'elle ne pouvait pas deviner.

J’en conserve d’énormes regrets, mêlés d’une immense gratitude pour ce grand dépoussiérage de mon esprit.

Je concluerai ce post nocture par une pensée toute particulière pour une amie dont l'histoire compliquée et un moment décousue qui est la sienne laisse à présent entrevoir une bien heureuse nouvelle.
Je lui souhaite tout le bonheur qu'elle mérite, tabernacle !

lundi, mars 10, 2003

Stupeur et tremblements… (de terre)

Certaines choses restent inamovibles, pour encore un bon moment je le crains, car ce sont précisément celles-ci qui vont me faire souffrir longtemps.
Mon amour pour ma Rose fait partie de cette catégorie.

Mais à côté de cela, tellement de choses se sont passées aujourd’hui… par quoi commencer ?
Tout d’abord, un sincère remerciement à mes amis et parents qui m’ont permis de clarifier et rationaliser un peu tout ce qui m’étais arrivé ces derniers jours, voir ces derniers mois.
Merci pour la qualité de leur écoute et de notre partage.

Mais peut-être qu’avant de faire le point sur toutes les nouveautés que je retiendrai de cette riche journée, je devrais récapituler les faits « marquants ».

Tout s’est accéléré lors que j’ai quitté mon ami Thud après avoir longuement discuté et pris un café -pour lui- et deux thés Marco-Polo -pour moi- (signe annonciateur de la découverte d’un nouveau monde ?).
Il n’était alors pas loin de 19H, heure à laquelle ma Rose s’épanouit chaque dimanche en donnant de sa (magnifique) voix à celles du Seigneur.

Déchiré intérieurement entre le souhait de respecter mon engagement de ne plus l’importuner et l’envie d’admirer encore une fois la beauté de son organe et celle de son visage (oui, je l’aime encore, pardonnez-moi), je m’introduis le plus discrètement possible dans la maison de Dieu qui, pour l’occasion, était également celle de ma déesse (enfin ex-déesse, il faut que je m’y fasse).

Oui, j’entends déjà certains d’entre vous hurler (à raison) à l'incroyable stupidité de mon acte.
Mais quand on aime, que voulez-vous, il est souvent difficile d’être raisonnable (mais j’apprends, je vous jure !).

Il faut quand même que je vous précise que parmi les multiples regrets que je conserve de ma relation d’avec ma Rose, celui de ne pas avoir donné assez d’importance à sa passion pour le chant trône en fort bonne place.
Pourtant, ce n’est pas l’envie qui me manquait de découvrir cet univers dont j’ignore presque tout, et encore moins ses performances à Elle !
Mais voilà : partant du principe que l’on avait toute la vie (ou en tout cas largement le temps devant nous) pour se découvrir et apprendre de l’autre, j’ai à maintes reprises cédé à la fatigue, à la facilité ou à la tentation de privilégier d’autres occupations que je trouvais difficilement le temps de faire avec mes semaines chargées (tâches ménagères, amis à voir, minutes de repos à apprécier…).
Bref, voici ma Rose partie vivre sa vie et moi restant comme un con avec ce tenaillant regret de ne pas l’avoir assez entendue chanter !
D’où mon irrésistible envie de profiter de son divin présent en ce dimanche soir.

Cependant, ç’aurait été trop simple que tout se déroule comme souhaité.
En effet, bien que je me sois immédiatement éclipsé à la fin de l’office, histoire de ne pas la contraindre à me parler (ni à me voir), je ne suis pas passé inaperçu.
Faut dire, avec mon blouson de motard au milieu de l’église…
Ben oui, mais je vous rappelle que j’étais pas passé me changer, puisque je venais de passer l’après-midi avec mes amis.
Suivez un peu !
Et tenez vous bien car la 4ième dimension n’est plus très loin…

L'envoi prononcé (c'est la fin de la messe, pour ceux qui connaitraient pas ;-)), je file donc immédiatement de l’église.
A peine arrivé à la maison, mon téléphone sonne : mes parents, que je devais passer voir pour la soirée, m’apprennent, inquiets et assez paniqués, que le géniteur de ma Rose a laissé un message leur demandant de me convaincre de cesser de harceler sa fille.
Aïe…

J’avais déjà prévenu mes parents que ma Rose et moi nous étions séparés.
Mais là une sérieuse discussion s’imposait.
Avec eux comme avec ce Monsieur d'ailleurs…

Je file donc chez mes parents et leur explique dans le détail et avec le plus d’objectivité possible la situation (y compris sur mes torts, erreurs et maladresses).

Puis je leur demande de me laisser rappeler le père de mon ex-aimée (pfou que c’est dur, mais j’y arriverai, puisqu’il le faut !) pour régler cette histoire une bonne fois pour toutes.
Le monsieur décroche, mais me fait part immédiatement de son souhait de s’entretenir exclusivement avec mon paternel !
Soit. Je le lui passe donc, et les voilà partis dans une longue discussion quand à la relation de leurs chérubins respectifs.

Et là, je dois reconnaître qu’ils m’ont globalement vraiment impressionné par leur compréhension des enjeux (la santé et l’intégrité morale et sentimentale de leur enfants, la rupture qui sera difficile à gérer pour nous, chacun pour des raisons différentes, mais à cause de sentiments communs,…) et ce malgré le peu de fondement des griefs initiaux qui laissait augurer des débats bien plus stériles.

Il faut dire que mes parents, ils l’aimaient bien ma Rose !
Ils l’avaient même déjà adoptée dans la famille, pour mon plus grand bonheur.

Finalement, beaucoup de respect et d’intelligence pour aboutir à une conclusion connue d’avance : que ma Rose ne souhaitais plus me revoir et que je devais respecter son choix.
Aussi, malgré tout ce qui m’en coûtera, à partir d’aujourd’hui, je ne lui donnerai plus ni signe de vie, ni signe d’amour, même si mon cœur en déborde encore, comme ce soir.
Cela signifie également que je devrais également conserver le regret de n’avoir pu lui donner la lettre d’une quinzaine de pages que je lui ai écrite ce WE et dans laquelle je lui explique dans le détail tout ce que j’ai compris depuis son départ, et tout ce que son départ a bouleversé dans ma façon d’appréhender notre couple.
Car finalement, ce ne sont « que » des changements de comportement qui étaient nécessaires.
Le fond de notre relation était bon, puisque basé sur un véritable amour réciproque (chose à mon avis pourtant rare et précieuse).

A tel point que, ne m'en veuillez pas, je reste aujourd'hui persuadé que la simple lecture de cette lettre aurait pu lui rendre suffisamment de confiance en moi pour redonner une chance à notre couple qui, avec un peu d’attention réciproque, aurait vogué pour longtemps sur les flots du bonheur.
Mais il n’en sera rien, et je devrais garder tout cela pour moi, à jamais.

Alors ne m’en voulez pas si vous lisez encore quelques fois ici quelque épanchement romanesque, ou quelque regret légitime.
Parce que les sentiments profonds ne s’éteignent qu’avec le temps, et que ce blog pourrait bien être mon fil d’Ariane durant tout ce cheminement de deuil.
Histoire de garder trace de mon avancée et d’éviter de me perdre dans le labyrinthe de la reconstruction de soi !


A propos des autres nouveautés de la journée ?
Elles "déménagent" tout autant !

J’ai ainsi appris que mes parents connaissaient depuis fort longtemps l’existence de la moto dont je leur cachais l’existence afin de ne pas les soucier outre mesure !
(ils considèrent la moto comme un engin faiseur de mort et de malheur depuis que certains membres de notre famille en ont gravement fait les frais. Compréhensible…).

Mais du coup, nous avons pu également parler de ce dernier sujet tabou qui subsistait entre nous, et là, pour le coup, j’avoue que ça m’a quand même soulagé d’un poids énorme que je traînais sur la conscience depuis plus de deux ans.
J’aime pas mentir, et encore moins à ceux que j’aime… alors mes parents !
(Et dire qu'ils s'en doutent quasiment depuis le début !)

Clairement, ils ne sont guère plus enchantés de "l’officialisation" de cette nouvelle que de la précédente (ma rupture d'avec celle qu'on aime tous), mais nous y avons gagné encore en confiance réciproque. Surtout qu’ils m’ont prouvé une fois de plus que je pouvais réellement potentiellement tout leur confier.
Potentiellement seulement, car ils reconnaissent quand même le droit à un jardin secret, notamment en ce qui concerne la vie privée…
J’ai des parents formidables !

Allez, un dernier changement pour ce soir !
Mon grand-père, qui rechignait depuis des années à partir en maison de retraite et qui y est depuis maintenant 15 jours compte-tenu du manque total d’autonomie auquel il était parvenu… et bien figurez-vous qu’il a reconnu à mes parents s’y trouver fort bien installé, soigné et entouré !

Voilà. Il est tard, et une chose ne change pas : c’est la quantité de travail que j’aurai à abattre cette semaine.
Je vais donc m’en tenir là pour ce soir.
Mais je compte bien faire le point prochainement sur les nombreux autres bouleversements qu’a provoqué le séïsme de ces derniers jours sur la tectonique de mon monde.
A commencer par l’incroyable coup de balai sur certaines de mes idées préconçues quasi-fossilisées !

dimanche, mars 09, 2003

Plongeon

Ayé. J’aurais tenu une grosse semaine…
A force de naviguer entre la sérénité de celui qui a trouvé la recette du bonheur et la frustration de celui qui ne peut l’appliquer faute d’avoir tous les ingrédients en sa possession, la tendance a fini par s’affirmer.
Un peu violemment, puisque ce matin, j’ai pris un impitoyable coup derrière la tête.
Un coup de téléphone.
Sans appel : je dois oublier celle que j’aime, sans mot dire.
Pas facile…

Alors depuis, j’écris.
Tout ce que j’ai gardé enfoui à tort au fond de moi. Faut que ça sorte.
Une fois que j’ai eu fini de tout expulser, j’ai pensé avoir fait le plus dur.
Mais non. Alors j’ai songé à aller me réfugier au cinéma, dans une salle noire, entouré par ces toutes ces présences étrangères à mon malheur, pour me faire absorber par les images.
Finalement, le film fut sans grand intérêt, et surtout avec plein d’amour dedans.
Ca fait mal, l’amour des autres, quand on a perdu le sien.
Surtout qu'une fois sorti du cinéma, j'ai du constater qu'il s’affiche partout, l’Amour.
A toutes les terrasses de café, dans chacun de ces couples qui marchent en se tenant tendrement la main…
Un milliard de détails qui me renvoient tout droit à ma médiocrité d’avoir gâché la belle histoire qui s’offrait à moi.
Un milliard de détails qui me rappellent la tendresse et la beauté de celle que j’ai perdue.

Il y a encore quelques semaines, elle venait me rejoindre au café où j’etais tranquillement installé à lire en l’attendant, et je ne prenais même pas le soin de lui dire combien elle m’avait manqué, alors que pourtant, j’avais attendu l’instant de nos retrouvailles toute la journée durant. Crétin !

A présent, je passe devant tous ces cafés et n’ose entrer dans aucun tant leurs vitrines débordent de bonheur partagé.
Au mieux, je m’en tire avec une grosse boule dans la gorge.
Mais pour peu qu’en plus, un petit air guilleret de musique latino ne s’échappe du dit bar, et ce sont mes glandes lacrymales qui doublent de volume et m’obligent à regarder en l’air…
Je me rends bien compte que la pudeur voudrait que je me contente d’écrire ici, exposé au regard de quelques uns de mes proches, que oui, ça picote un peu…
Mais ça serait mentir : la vérité, c'est que je morfle, et pour de bon !

Cette abominable douleur dont j’ai essayé de me protéger inconsciemment, en ne me lançant pas à corps perdu dans notre belle histoire, et bien elle m’a rattrapé. Inexorablement. Quelle réussite !

Vous me direz, il fallait bien que quelque chose change, car celle que j’aime n’était pas heureuse.
Ou plutôt, je ne la rendais pas aussi heureuse qu’elle le méritait. Je l’ai même faite souffrir, malgré moi.

Mais bon, une fois la bonne claque de la rupture et le message reçus, j’espérais pouvoir repartir avec elle sur de meilleures bases.
Sur LES meilleures bases : celles d’un amour réciproque et non contenu. Sincère, dialoguant et simple.
Trop tard, motard…

J’ai beau me rendre compte que la déprime m’engloutit à vue d’œil, je ne peux rien y faire.
Maintenant que l’on m’a fait lâcher la planche de l’espoir en me tapant sur les doigts à coups de fil, je file tout droit vers le fond, entraîné par le boulet des regrets et de la culpabilité.
Sans doute faudra-t-il à nouveau que je touche le fond pour avoir le droit de remonter ensuite.
Mais j’ai peur.
Je sais combien cette descente abyssale peut faire mal, puisque je l'ai déjà connue une fois.

A peine quelques heures que j’ai entamé l’immersion et déjà la pression me fait perdre les pédales.
J’ai bien essayé de décompresser pourtant tout à l’heure, en hurlant à plusieurs reprises son prénom dans mon scaphandre de motard.
Mais à part recouvrir ma visière d'une buée empestant la nicotine et le goudron, ça n’a servi à rien.

Je me demande aussi malgré moi si elle pense à moi et si oui, en quels termes.
Compte tenu du coup de fil de ce matin, ça doit pas être glorieux...
Parce que des torts, j’en ai.
Mais à côté de ça, je n’ai jamais cessé de l’aimer et de le lui montrer, à ma façon.
Ne pas montrer assez son amour à celle qu’on aime, c’est ballot.
Ca pourrait même être cruel si c'était calculé. Mais ce n’était pas le cas, vraiment pas.
Moi, je nageais aveuglément dans mon bonheur à sens unique.
Pas très joli et assez égoïste…
Mais de là à être traité par celle que j’aime comme si mon erreur relevait de l’acte criminel, quelle torture !

Enfin heureusement, je sais que dans les moments difficiles, je peux compter sur le soutien d’une poignée d’amis (sauf ce soir, par exemple. Mais c'est normal, chacun ses histoires...).
Et puis, il paraît que la vie continue... alors faute d’appétit pour dîner, je vais au moins aller essayer plonger dans le sommeil.

PS : A l'instant où j'écris ces lignes, Souchon chante à la télé "j'ai perdu tout ce que j'aimais". Formidable !
Souchon, de toutes façons, elle l'aime pas.
Sans doute avait-elle raison, pour ça aussi...

jeudi, mars 06, 2003

Ode to my Valentine

J'ai perdu ma Valentine.

J'ai beau m'agiter dans tous les sens, être submergé de travail, essayer de dormir pour conserver la forme, rien n'y fait...
Depuis que j'ai perdu ma Valentine, je me sens tout vide à l'intérieur.

Plus envie de manger, car plus d'appétit pour rien et un gigantissime noeud à l'estomac (j'en suis à moins 3 kgs en une semaine -remarquez, y'en avait besoin-)
Plus envie de rire, faute de quelqu'un pour me dire que ca me donne des airs de gamin.
Plus envie de sortir, puisqu'après ces bons moments entre amis, me manque la joie si particulière de retrouver ses bras pour la nuit.

J'ai perdu ma Valentine.

Mal écoutée.
Mal comprise.
Mal parlé.
Mal soutenue.
Mal aimée.

Aimée pourtant. Très fort.
Mais pas montré.
Pas assez.

J'ai perdu ma Valentine.

Aimée pourtant. Peut-être trop fort.
Trop fort pour le dire sans m'exposer.
Trop fort pour le dire sans avoir peur de finir au Xanax si malgré tant d'amour, les choses tournaient mal.
Trop fort pour le dire sans craindre de dénaturer un bonheur tout simple, sans craindre d'effrayer avec de grands projets.

J'ai perdu ma Valentine.

Il a fallu qu'elle me lâche pour que je cesse d'être lâche.
Il a fallu qu'elle me lâche pour que les remparts qui retenaient malgré moi mes sentiments, mon naturel et mes rêves d'avenir, en fassent de même.
Il a fallut qu'elle me lâche pour qu'enfin je me lâche.

J'ai perdu ma Valentine.

Celle avec qui j'avais envie de vieillir.
Celle avec qui j'avais envie de bâtir.
Celle que pour rien au monde j'aurais voulu faire souffrir.

J'ai perdu ma Valentine.

Elle a pourtant pour moi et malgré tout cela, une douce inclinaison.
Sinon, pourquoi avoir murmuré l'autre soir "moi-aussi gros Bêta" ?
Mais je crains que cela ne suffise pas, j'en ai même de gros doutes
Vu qu'au lieu de son coeur, c'est un tiers qu'elle écoute.

J'ai perdu ma Valentine.

Sa confiance, sa tendresse, sa douceur, sa beauté, sa voix, son parfum féminin et enfantin, son adorable fantaisie,
Sont autant de trésors qui me manquent aujourd'hui
Me laissant dans la bouche la saveur exécrable d'un horrible gâchis.

J'ai perdu ma Valentine.

Et pourtant,
Je crois encore en Nous, Valentine Chérie,
Aux lois de la Nature qui nous ont réunis.
Et prendre soin de toi est ce que aujourd'hui
Je veux le plus au monde je te le garantis !

J'ai perdu ma Valentine.

Aussi, le coeur en berne et l'âme en peine,
Je prie très fort pour qu'elle revienne.

vendredi, février 28, 2003

J'vous laisse ma carte ?

Vraiment étranges ces coïncidences...
A peine une semaine que j'ai secrètement entamé des études de magie que Cha nous fait part sur son blog de son voeux d'intégrer une école de fées !

Ok, du coup maintenant, c'est plus du tout un secret mes études de magie...
Tant pis.
Mais par contre, ça me fait me poser la question suivante :
"D'où me vient-elle en fait, cette subite vocation de magicien, spécialité carte à jouer ?"

Je crois qu'à la genèse de cette seconde vie, plusieurs facteurs s'entremêlent...

1 / le cadeau d'anniversaire que Joe m'a offert pour mes 27 ans :
Des accessoires pour réaliser deux tours de magicien-débutant !
Assez bidon vu la "grossièreté" des trucs employés, mais plutôt surprenant et encourageant pour un novice.
Finalement, ce serait plutôt a lui de me dire pourquoi il a pensé que ce cadeau me ferait plaisir !?! (ce qui fut le cas, la preuve !)

2/ Mon goût croissant pour le jeux, ou plutôt pour LES jeux
Depuis quelques mois, je suis pris d'un nouvel engouement pour les jeux de sociétés "originaux".
Pas le trivial pursuit ou le monopoly donc, mais plutôt "Take Five" (il faut accumuler des bêtes à cornes), "Zauber Cocktail" (un truc dingue où l'on fait des cocktails à base d'ingrédients de type "poils de trolls" ou "fumette mauve" que l'on s'échange au termes de négociations guturalement menées en allemand...), ou encore "jungle speed" (qui nécessite de se ruer sur un totem posé au centre de la table lorsque vous avez une carte compatible avec votre voisin... dangereux, mais défoulant !).
Au coeur de tous ces jeux... un accessoire unique et vieux comme le monde : la carte à jouer !!!

3 / Mon environnement sérieux, austère, presque... déprimant
Ben oui, ma mission chez EDF, elle est chouette, elle a sauvé mes fesses des dernières (en date) brouettes de licenciements, mais elle est surtout archi-studieuse !
Réunions par-ci, lecture de docs indigestes par-là, fins de journées à pas d'heure... j'vous fait pas le topo.
Toujours est-il que quand je prends mon tram le soir pour regagner mes pénates, j'ai envie de tout, sauf de lire les 50 pages de "spécifications fonctionnelles générales" que j'ai pourtant emportées, par excès de zèle.
Aussi, laissant de côté toutes les préoccupations du consultant sérieux que je joue à être toute la journée (ben oui, j'suis pas comme ça en vrai...), je me concentre sur mes tours de magie, et je m'entraine...

Bien sûr, pour le moment, mon plus beau tour est de faire apparaître gratuitement un peu de surprise et d'amusement dans les yeux des gens que j'abuse et que j'illusionne (contrairement au reste de la journée où je fais exactement la même chose, mais pour un résultat assez différent, puisqu'on me paye pour ennuyer les gens...).

En fait, la magie me permet de faire précisement le contraire de ce que souhaiterait Cha : je fais redevenir enfants les adultes autour de moi....
Mais c'est déjà un début, non ?

mardi, février 18, 2003

Mets de l'huile

Inutile de vouloir vous narrer en un post le contenu de 2 mois et quelques jours de silence...
Pourtant, quelques faits marquants ont émaillés plus ou moins brillament cette période : la naissance de l'an 2003, le jour de mes 27 ans, l'enterrement de ma grand-mère (le même jour que le précédent, soit dit en passant), une nouvelle petite amie, mon non-licenciement (à ce jour) de ma société, la prolongation de ma mission chez EDF, la visite gastronomique d'un Burger King Amstelodamois, ma première défaite au jeu des vachettes ("Take Five"), et bien d'autres péripéties toutes plus incroyables les unes que les autres.

Mais la dernière en date vaut son pesant de cacahuètes....
Pris d'une soudaine envie de grande cuisine, j'ai testé hier la cuisson de pomme-noisette surgelées à l'huile (d'arachide) périmée (DLC : mars 2002, la bouteille était planquée au fond d'un placard..).

Résultat : une fumée aussi malodorante que toxique, doublée d'un état nauséeux me contraignant à ouvrir en grand les fenêtres de mon appart toute cette nuit.

Un conseil : si un jour, vous êtes retenu en otage avec votre ravisseur dans une cuisine, imposez-lui une bonne friture à l'huile rance. Il vous demandera grâce et ouvrira de lui-même toutes les issues, se condamnant du même coup.

Voilà. C'était le conseil de l'ami-cahuète.
A bientôt... (pour mardi gras ?)

jeudi, décembre 12, 2002

Caliente

Ca y est, j'ai décidé de sortir du congélateur dans lequel j'avais plongé il y a quelques semaines ! (les mauvaises langues penseront que je parle de mon appart', alors qu'il ne s'agit que de la caverne froide et obscure dans laquelle je m'étais replié avec mes projets au début de l'hiver).

Visiblement, Cha et sa sagesse titanesque en ont profité pour aller à leur tour y jouer les icebergs. Ca m'inquiete un peu, mais je fais confiance à sa colloc' de génie pour s'assurer régulièrement qu'il lui reste de l'air... Et puis je suis sûr qu'avant le printemps, un bel-âtre aura su faire fondre la glace ;-)

De mon côté, la chaleur qui règne dans mon salon depuis que j'y ai mis du chauffage (ok, j'avoue...) et rajouté quelques touches rougeoyantes de toute beauté (c'est Noël !) s'est propagée à l'ensemble de mon univers : "hot & spicy" qu'elle est la vie !

Ainsi, après des mois d'hésitations, tergiversations et excuses à 15 cents, je me suis finalement inscrit à un cours de Salsa !
Et ce n'est qu'un début : à l'horizon pointe déjà le projet d'un voyage sous de lointaines latitudes ensoleillées.
Le Mexique ou Cuba ?
Tequila ou Ti'punch ?
Là est la question.

Et franchement, lorsque pendant ne serait-ce que quelques instants, vous pouvez vous permettre de n'avoir que ça comme soucis, pas de doute : vous touchez au bonheur...

mardi, décembre 10, 2002

Bris de boules

Comme le sourire d'une petite fleur peut faire jaillir la joie de vivre du coeur le plus endurci, un rayon de soleil a envahi mon appartement ce WE et y a fait pousser un adorable sapin de Noël. Oui, dans MON salon, à moi qui déteste les fêtes de fin d'année...

Sauf que voilà, maintenant qu'il est là, planté au milieu de mon parquet, il faut bien le décorer, le joli Normann.
Je me suis donc décidé ce midi à plonger dans les profondeurs abyssales de mon immeuble, direction ma cave....
J'etais sûr d'y avoir entreposé, abandonné dans un coin, un sac plein de décorations de Noël : babioles, angelots, boules et guirlandes (aïe aïe aïe, que j'aime pas ce mot "guirlande"... Cf. le post d'il y a quelques mois "La saveur des mots").

Au terme d'une fouille minutieuse entre cartons de déménagement et emballages d'origine de mes multiples acquisitions électroménagères, je découvre le dit sac au pied (ou à la roue devrais-je dire) de mon VTT (Vélo Tout Terrain) qui mériterait plutôt l'appellation de VTT (Vélo Tendance Tank).

Après avoir respecté le nécessaire palier de décompression tronquant en deux ma remontée et correspondant à l'arrêt par le sas des boîtes aux lettres, je déballe les sacs renfermant tous ces trésors de Noël. Et là : surprise, stupeur et déception.
Le précieux butin a pris la forme d'une multitude d'éclats colorés sous la pression trop elevée du pneu de mon Truck à deux roues...
Finalement, j'avais raison... Noël brise bel et bien les boules... ;-P (mais pas nos rêves de gosses).

Jap' paumé

L'heure du déjeuner arrive et je subis les fourbes assauts d'une furieuse envie de riz basmati.

Par chance, les 4 malheureux commerces qui entourent mon chez moi (ah oui, je vous ai pas dit ? je travaille ces jours-ci dans des locaux d'EDF situés à exactement 20 mètres de mon appartement !), bref, ces 4 malheureux commerces disais-je, ne sont autres que 4 restaurants.

En général, l'absence de commerces de proximité me fait assez pester : pas la moindre épicerie, boulangerie, pas de pressing ni de boutique Kenzo ou Boss... ;-)
A la place, un restaurant chinois, un japonais et un euro-indien, qui se disputent aujourd'hui mon envie de riz basmati (le 4ieme et dernier resto étant un rital, au demeurant excellent, mais pas vraiment spécialisé dans ce créneau).

Je serais tout de même curieux de comprendre un jour comment tous ces lieux de cuisine asiatique ont investi nos rues au point de sembler plus nombreux que nos bons vieux tabacs-presse (il y a quelques jours, j'ai arpenté plus de 10 minutes la Défense avant de trouver mon paquet mensuel de Stuyvesant Extra-lights et mon Zurban hebdomadaire !).

Il va peut être falloir que je lise plus attentivement que je ne l'envisageais le courrier que j'ai reçu hier concernant l'élection des représentants de mon quartier ... dès fois que l'un des candidats fasse enfin preuve d'un peu de bon sens en favorisant l'éclosion de quelques échoppes aussi sympathiques que pratiques à 2 pas de chez moi...

Et puis tiens, finalement, pour la peine, ce midi, je le ferai moi-même mon riz basmati !

jeudi, décembre 05, 2002

Chinoiseries

Et voilà, je viens de passer chez Rev'ethnic acheter le gong "mantra protector" qui manquait à la toute nouvelle déco de ma cuisine, version "Chinatown".
Aux côtés de mon chemin de table rouge soyeux orné de pompons dorés, des resplendissantes teintes jaunes, ocre et rouge d'une geisha peinte à l'huile et de deux calendriers en bambous généreusement offerts par le restaurant japonais situé en bas de chez moi, cette petite touche finale devrait être du plus bel effet... ;-)

Mais ceci me fait subitement songer à une réflexion de mon cher Confucius :
"Une petite impatience peut suffir à compromettre un grand projet"

Je ne sais qu'en penser... Et vous ?

lundi, novembre 25, 2002

Galeries et évasion

La perspective des fêtes de fin d’année qui approchent m’enchante sensiblement autant que l’idée d’assister à un meeting de Force Ouvrière (à nouveau milieu professionnel, nouveau référentiel…).

Je hais cette période de l’année où il devient de bon ton d’étaler votre bonheur à la gueule de votre prochain, quelles que soient les préoccupations et soucis qui peuvent alors être les siennes.

Non pas que je sois particulièrement malheureux et donc aigri par le bonheur (affiché) des autres, mais plutôt que je déteste être « obligé de ». Obligé de faire la fête le 25 et le 31 décembre, obligé de faire plaisir à X et Y en acceptant son invitation ou son cadeau…
D’ailleurs, j’ai pu remarquer qu’au final, toutes ces obligations sont trop souvent bien trop lourdes à porter, et qu’une fois la période des fêtes passées, le joli vernis du bonheur se craquelle et laisse la place à des fissures souvent irréparables.

Combien de couples se sont séparés à la nouvelle année ?
Combien de familles se sont déchirées autour de la bûche de Noël ?

Ben moi, tout ça, ça me coupe un peu l’envie de festoyer et de contribuer à cet artifice…

Par contre, ce que j’aime à l’approche de Noël, c'est déambuler dans les galeries commerciales. En dépit du monde qui les envahit alors, voir même à cause de toute cette foule de consommateurs-butineurs, j’aime fréquenter ces ruches, et m’enivrer de leurs couleurs et/ou de leurs senteurs... jusqu'à m'y noyer.
L’Occitane, Résonances, Nature&Découverte, Séphora, Gap, La maison coloniale, Mer&Espace...

Ce WE, je me suis donc régalé. Samedi, j’ai découvert « Les passages », le nouveau centre commercial de Boulogne Billancourt, tandis que le lendemain j’arpentais les boutiques du Caroussel du Louvre. Comme c’était bon !

Au fil de mes errements, j’ai fait l’acquisition d’un CD de Gabin (pas l’acteur, le groupe d’électro-jazz… grandissime !), de quelques bâtonnets d’encens « Dinard » et « Tanger », et surtout, j’ai trouvé un cadeau d’anniversaire original pour mon ami Thud : un distributeur de cure-dents en acier brossé !
Dès que je l’ai vu, j’ai su que cet accessoire était pour lui… Top la classe jusque dans les moindres détails le garçon.

Je le lui ai offert au Cosmos Café samedi soir, adresse qui mériterait de rester dans mon carnet vu la quantité de charmantes demoiselles qui semble y élire résidence le samedi soir…si seulement le service n’était pas de si piètre qualité.
Il avait l’air content :->

En revanche, j’ai eu moins de chance dans ma recherche d’un tableau susceptible d’orner le coin salon de ma pièce principale « nouvelle version » (i.e. après ma n-ième rotation des meubles) : sans doute devrais-je attendre de me rendre à ma boutique malouine favorite pour trouver le cadre marin de mes rêves… A moins que je n'opte pour quelques photos sépia prises moi-même lors d’un potentiel futur voyage à Cuba ? ;->

A voir…

jeudi, novembre 07, 2002

Compteur RAZ

Les jours passent et je dois me résigner au même constat que vous : mon blog tombe en friches.

Plus le temps d’y déposer joies, peines et autres anecdotes de mon quotidien.
Peut-être plus très envie non plus ? Je ne sais pas…
Une chose est sûre, le temps des questions, des doutes et de l’introspection est passé.

Certains aiguillages ont mis du temps pour se mettre en place. Mais en seulement quelques jours, tout s’est décanté et le train de ma vie s’est placé sur de nouveaux rails.

Je vous le disais dans mon dernier post, l’opportunité d’aller m’installer et travailler en Bretagne n’aboutira pas. Pas avant de nombreux mois en tout cas.
La déception engendrée par ce rêve brisé est passée, seule la satisfaction de savoir enfin est restée.
Le sentiment de malaise lié au fait de me sentir le cul entre deux chaises s’est évaporé.
Ma vie est dorénavant parisienne. Je le sais, et je m’en réjouis.

Et puis pour avoir fait N allers/retours Paris-Rennes, pour 3 heures ou pour 3 jours, je sais que la Bretagne n’est pas si loin que ça, et que j’y compte de vrais amis.
M’y évader le temps d’un WE reste donc toujours possible…

Quant à cette vie parisienne, elle m’a réservé récemment une drôle de surprise.

Après plus d’un an sans réelle motivation professionnelle, j’ai redécouvert avec bonheur cette semaine ce qu’était le travail !

J’ai remis sous-tension mon cerveau et mon radio-réveil.
J’ai laissé dans ma penderie jeans et blouson de moto (que je réserve pour mes soirées et WE parisiens) et ressorti mes costumes/cravates et mon manteau « cashmere-wool ».
J’ai même acheté une carte orange et reconnais me régaler tous les matins en bouquinant paisiblement dans le tramway qui passe me chercher en bas de mon appartement et qui me dépose au pied de la plus belle tour du parvis de la Défense.

8H30 – 19H30, tels sont mes nouveaux horaires depuis que j’ai entamé la « Spécification des Besoins Utilisateurs » du projet de « Gestion de Relation Clients » d’EDF.

Du haut de mon 30ième étage, je profite de mes quelques pauses pour observer par la fenêtre le défilé des nuages arrivant de Bretagne ou le soleil qui part s’y coucher.

Je suis là, coupé du monde (pas de messagerie ni d’accès internet à moins de piquer exceptionnellement la prise téléphonique du fax, piètre couverture de mon réseau de téléphonie mobile…), immergé dans une masse énorme de travail que je partage avec quelques amies de ma société également sur le projet (quelle chance !).

Je ne vous en oublie pas pour autant, chers blogonautes, et vos commentaires amicaux laissés ces derniers jours me touchent au point d’essayer de continuer à poster. Moins régulièrement peut-être, mais c’est promis : de mes aventures chez EDF, je vous tiens au courant…

dimanche, octobre 27, 2002

Résistances

"Quand ça veut pas, ca veut pas". Enfin c'est ce que disent... les Guignols ?
Ben en tout cas, pour moi, depuis 24 heures, ça veut vraiment rien savoir !

Ca quoi ? Ca tout !
Tout ce que j'entreprends, attends, espère, tout tourne caduque.
Pourtant, je me suis employé autant que possible à faire de tous ces projets des succès.
Je reste perplexe....

Exemples.
Pendant mon heure (enfin, mes heures) de déjeuner, je décide de me rendre à la sous-préfecture de Boulogne chercher mon permis moto, obtenu le 24 septembre dernier.
Nous sommes le 25 octobre. Et bien un mois après, il n'est toujours pas prêt !
Ils ne distribuaient que les permis obtenus jusqu'au 20 septembre.
"Repassez donc la semaine prochaine !". Ben tiens.
A ce rythme là, je vais finir par croire qu'un fonctionnaire est presque aussi inefficace qu'un consultant...
Ok, je reconnais, ça, c'est pas très grave.

Quoi d'autre ?
Côté boulot.
Fin de la semaine dernière, on me parlait d'une mission hyper intéressante chez un opérateur téléphonique.
Quasiment signée qu'elle était, la mission.
Résultat, j'apprends aujourd'hui que le client veut un truc qui marche pour la mi-novembre et qu'il va donc se débrouiller avec les moyens du bord (i.e. tout seul) plutôt que de sortir la grosse artillerie avec un consultant qui va lui finaliser son cahier des charges, mettre en place une jolie gestion de projet et tout le tintouin qui nous fait vivre, nous, cabinet de moulins a vent.
En attendant, c'est pas ça qui va me permettre de gonfler un peu mon CV, lequel aurait plutot tendance à s'applatir comme un soufflet depuis maintenant une grosse année...

Et puis surtout, j'ai gardé le plus beau pour la fin.
Comme vous le savez sans doute, je suis depuis quelques mois en tractation avec l'agence Rennaise d'une société de services susceptible de m'accueillir en tant que "Chef et projets/Avant-vente Centre de Contacts" ou "Ingénieur d'Affaires" (oui, c'est pas vraiment la même chose, mais c'est la polyvalence de ces postes -mélange de technique , commercial et management, à doses plus ou moins forte- qui m'intéresse).
Je me suis donc livré à de multiples aller-retours Paris/Rennes pour satisfaire aux exigences d'entretiens relatifs à ces potentielles embauches, et finalement, la sentence est tombée cet après-midi, telle un couperet bien aiguisé : pas de budget pour de nouveaux postes sur Rennes avant au moins 6 mois.
Ils se débrouilleront, eux aussi, avec les moyens du bord, en créant un poste d'IA en interne à Lannion.
Bien entendu, ils me confirment que j'ai fait une super impression à tous mes interlocuteurs, et qu'ils penseront à moi dès qu'une opportunité se présentera.
Yep, great.

Conclusion, ben j'ai pas avancé d'un iota : je suis toujours dans la même boite avec rien de palpitant à faire et aucune perspective de compétences à acquérir.
Que du bonheur...

Et bien soit !
Et c'est devant tous ces obstacles à mon avancée que le mot "Résistances" prend tout son sens.
C'est décidé, je vais faire mon têtu (j'ai pas dis que je devenais gay... C'est fou cette influence du marketing !!!).

Déjà, côté ambiance au boulot, ma persévérance a commencé à payer.
Depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes me saluent d'un "Bonjour Thierry" quand je passe dans les couloirs (c'est pas beau ça ?).
Hier, mon voisin d'open space (un type qui était dans mon précédent bureau et avec qui on ne se parle que depuis quelques jours) m'a même proposé d'aller dejeuner avec lui. Ca doit vous faire halluciner de lire ça, mais moi, ça m'a fait hyper plaisir !
Un sourire, une connerie balancée de temps en temps, et c'est un peu de dimension humaine qui apparaît dans mes journées de travail solitaire.

Alors pour l'intérêt du boulot comme pour le reste, je vais m'accrocher, persévérer, en espérant que finalement, cette résistance paiera.

mardi, octobre 22, 2002

Vacherie

Rationalisation des coûts, course à la productivité, optimisation du retour sur investissement, autant de valeurs économiques prônées à ses clients par le cabinet de conseil auquel j'appartiens...
Bien.... et les valeurs humaines, elles sont où la dedans ?
Qu'une entreprise ne soit pas philanthrope, je peux le concevoir.
"Bizness is Bizness"... Mais il faudrait voir à ne pas perdre de vue la dimension humaine de cet écosystème, faute de quoi, tout le reste pourrait bien s'enrayer...

Pour preuve, mon nouvel espace de travail !
Depuis hier, nous avons pris possession de la moitié d'étage qui vient d'être entièrement refait à neuf.
Une moquette sans tâche de café, des murs un peu moins crasseux, une lumière un peu moins glauque, voilà qui partait d'une bonne intention non ?
Sauf que voilà : au passage, on en a profité pour abattre quelques cloisons et remanier l'espace de travail.

Résultat : me voici parqué dans une étable de 18 places, 3 magnifiques rangées de 6 bestiaux en face à face.
Pas de place atitrée. Le premier qui arrive (pas moi donc ;->) s'installe où il veut.
Interdiction de personnaliser son bureau (normal, puisque ce n'est pas "son" bureau).
En prime, une imprimante qui débite 5000 feuilles à la journée, une porte qui claque, et un couloir qui borde l'ensemble de la pièce sans aucune séparation.
Ajoutez à cela le concours de sonneries de portables grotesques auquel se livrent certains consultants, et vous aurez vite compris que j'emets de gros doutes sur la véracité du retour sur investissement de l'opération.

Tant d'humanité dans le traitement des collaborateurs semble avoir eu comme effet de renforcer le sentiment de chacun de n'être qu'une vache à lait, et c'est donc avec le plus grand naturel que finalement, nous passons notre temps à regarder passer les trains de valorisiens défilant dans l'espace servant de couloir...

En attendant avec impatience le jour où nous possèderons tous une petite clochette autour du cou et avec appréhension celui on nous castrera pour minimiser les "galantes causeries" de couloir et autres diffusions de blagues de cul, je m'en vais noyer mon sentiment de solitude collective dans un verre de bo vin...

mardi, octobre 15, 2002

SIAL, mon mardi !

Les temps changent.
Il y a encore quelques semaines de ça, l'internet foisonnait de posts, comments et autres "chatteries" échangés entre bloggueurs & associés.
Depuis, la rentrée est passée par là et malgré tout notre esprit communautaire et rebel, la grisaille automnale et l'avalanche de boulot ont enseveli nos beaux élans de communication.
Moi même, pour vous écrire ce post, je dois lutter contre ma conscience qui me rappelle violemment que ce n'est pas de cette façon que je vais finir par meuler quelque chose à la propal "centre d'accueil multimédia", techniquement archi-trop-balaise-pour-moi et sur laquelle je rame depuis hier.

Cha et Chérie semblent littéralement absorbées par la préparation d'un salon (le SIAL) dont je n'ai toujours pas compris le centre d'intérêt.
Carlota, la derniere fois que j'ai vue, recherchait un tabouret. Elle avait 25 ans.
Aujourd'hui, elle en a 26 (bon naniversère, c'était hier...) et je ne sais même pas si elle a trouvé un (autre) tabouret à ses fesses en sus du piano à ses doigts dont je rêve d'écouter les mélodieuses harmonies.

Enfin, à en constater les high-scores que réalisent ces derniers jours les comments de mon blog, les quelques autres ami(e)s qui trainaient dans le coin s'en sont allés vers d'autres horizons que je leur souhaite beaux comme des langues de feu vues du hublot d'un avion Paris-Clermont (spéciale dédicace à la globe-trotteuse de mon coeur).

Mais sachez une chose, vous me manquez les amis...

vendredi, octobre 11, 2002

Cause sinus

Vous aurez sans doute remarqué que par les temps qui courent, les microbes aussi.
Mais ceci n'a en fait aucun rapport avec le sujet de mon post, donc laissons là ces considérations pré-légistes.

En fait, c'est de ma vocation ratée que je voulais vous parler !
Il y a quelques jours, alors que je déjeunais tranquillement (i.e. tout seul) à l'aquaboulevard, mon Mc Crado et mon bouquin du moment à la main (mais pas dans la même), une jolie maman s'installe avec son fils à la table mitoyenne.
Parenthèse : il faudra d'ailleurs que l'on m'explique comment une femme qui fait à peine la trentaine peut avoir un gamin en 3ieme. Bref.
Voilà la mère qui s'embarque, livre de maths à l'appui, dans une tentative d'explication d'un exercice de trigonométrie, si l'on peut nommer ainsi le simple calcul d'un angle dont on connait le cosinus puisque que l'on possède les longueurs du côté adjacent et de l'hypothénuse...
Vous vous souvenez ? ;->

Le problème, c'est que la mère a l'air d'être aussi à la peine que son rejeton, à tel point que je ne peux retenir un gloussement de stupéfaction lorsque je l'entends annoncer un cosinus d'une valeur supérieure à 1...

Mon sans-gêne dévoilé, je lui fais part de ma remarque, suite à quoi elle me demande comment s'y prendre pendant que son fils me jette un déstabilisant regard suppliant.

Quelques rappels trigonométriques, trucs et astuces et résolutions communes d'exercices plus tard, je souhaite bonne chance au garçon pour son contrôle à venir, et repars travailler, le sourire aux lèvres (et pas seulement en saluant sa mère).

Et ben voyez, c'est dingue comme pendant ces quelques instants, j'ai réellement pris plaisir à aider ce garçon, à lui faire profiter de ce que je savais, à lui être utile en définitive (niveau 3ieme, ca va encore, il aurait été en deug, j'dis pas...).
Un sentiment que mon boulot de consultant ne m'a plus donné depuis maintenant de nombreuses années... (depuis que je ne suis plus formateur en fait).

Voilà qui me fait un peu flipper, quand je pense qu'en terminale, j'hésitais entre kiné, ingénieur informatique et ... prof de maths !
Et puis, je ne me suis pas encore remis complètement de mon syndrôme "Etre et Avoir" (je vous avais bien dit que je vous en reparlerai de ce film).
Et pour cause : l'histoire de cette petite classe de campagne fleurant bon la craie, l'alcool à polycopier et le bâton de colle à gommettes, ça m'a vraiment remué les tripes !
Cet instituteur enseignant aux enfants avec la même implication et la même humilité les bases scolaires (lire, écrire, compter), mais aussi les valeurs primordiales que sont le respect ou la communication.... lui ne doit pas se poser souvent la question de son utilité à la société.

J'aimerais un jour pouvoir en dire autant.

jeudi, octobre 10, 2002

Beaux chassis

Jusqu'à présent, je pense vous avoir plus qu'à mon tour abreuvé des aspects négatifs de ma vie professionnelle.
Ambiance exécrable, café infecte, intérêt proche du zéro absolu, anonymat supérieur à celui d'un chinois en Chine, avis d'imposition à faire pâlir un albinos... autant de côtés contribuant à me faire penser que décidément, le conseil, non, c'est pas pour moi !

Pourtant, objectivement, force est de reconnaître que nombre d'à-côtés font que je ne suis foncièrement pas à plaindre.
A commencer par la souplesse de mes horaires...
Exemple : ce matin, j'etais convié au parc des expositions, porte de Versailles, pour une présentation sur une solution de géolocalisation (calcul d'initinéraires, suivi de flotte de véhicules, personnalisation d'informations en fonction de la position géographique de l'utilisateur en temps réel...).
Sauf que l'événement commençait à 8H30, et que moi, à 8H30 après une nuit de débauche comme celle d'hier, je dors encore !
Du coup, je me suis pointé là-bas tranquillement en fin de matinée, afin de passer voir dans leur stand les intervenants qui avaient officié plus tôt, puis d'enchaîner sur une visite du salon de l'automobile pendant mon ""heure de déjeuner" (bien méritée, vous l'aurez compris).
Au final, j'ai ainsi pu dormir à peu près décemment et admirer les belles carrosseries et autres formes galbées fleurissant à chaque coin de stand constructeur, le tout sans poser la moindre demie-journée de congés.
De toutes façons, lorsque je suis revenu au bureau, le réseau ne fonctionnait pas. Alors ...

Autre avantage de mon métier : pouvoir me payer (presque) tous mes délires.
Bien sûr, tous les beaux chassis ne sont pas à vendre... certaines choses ne s'achètent pas (les plus précieuses, d'ailleurs, soit dit en passant).
Mais n'empêche qu'hier midi, une simple signature au bas d'un chèque m'a permis d'assouvir un de mes plus violents fantasmes en emballant dans la minute une superbe trentenaire... j'ai nommé... damoiselle sevenfifty !
Et oui, ca y est, j'ai commandé ma bécane.

Fort de ce succès (et de ma carte de visite de consultant, bien évidemment), j'ai ensuite immédiatement entrepris de rééditer l'exploit auprès d'une demoiselle toute aussi séduisante, mais un peu moins agée.
Mais cette fois, je préfère taire le résultat... ;-P

mardi, octobre 08, 2002

Vieille peau

Ah ah ah.... comme je me gausse !
A la simple lecture de ce titre, je vous vois déjà en train d'imaginer ma tronche défaite après une soirée suce-goulot ou je ne sais quelle autre plongée nocturne dans le stupre et la luxure qui aurait mis à mal mon organisme décadant.
Rien à voir ! Vous vous fourvoyez copieusement...

Il s'agit en réalité d'un post que je dédicace à la vieille peau qui a eu le bon goût de me mettre les nerfs en boule dès le réveil : Amanda Lear, invitée du jour du morning live.

Habituellement, cette quinquagénaire aussi plastiquée qu'une villa de gendarme corse m'indiffère autant que la rediffusion sur France3 des efforts d'un groupe d'attardés dans l'étape Dijon-Montbéliard de la grande boucle édition 1988.
Pas de quoi faire bander un séminariste.

Aussi, c'est d'un oeil aussi distrait qu'endormi que je suivis, pardon, que je subis le clip du dernier single de l'égérie berlusconienne : 1 minute 30 (point trop n'en faut) de types bodybuildés et imberbes se trémoussant tels des apprentis-star-académiciens (c'est dire !) sur une "mélodie" à 3 notes ânonnée par une voix technoïde entièrement remasterisée à la "Cher" (autre éminent symbole de l'avènement des technologies du recyclage siliconé).

Soit. Mais là où mes tympans ont vraiment pris cher (pas la chanteuse, le tarif !), c'est lorsque que ce fossile de l'art coïto-dalien s'est mis à débiner avec perfidie la prépubère Britney Spears, lui reprochant en substance son absence de talent et prenant pour preuve son interprétation en playback lors d'un show new-yorkais.

Non pas que je sois un fan de Britney, attention.
Je l'estime à peu près autant que Lorie, quelques dodus arguments commerciaux en plus...
Mais qu'un tel fléau de la chanson internationale s'en prenne à n'importe quel "artiste", même sponsorisé par Moulinex pour sa production de soupe, me révolte.

Alors par pitié, mademoiselle Amanda, allez jouer les pique-assiettes dans les soirées mondaines milanaises tant que vous voudrez, montrez vous dans des talk-shows débiles en abusant de votre talent pour les langues et de votre goût pour le sexe (ce qui n'est visiblement pas incompatible), mais s'il vous plaît, ne jalousez pas une jeunette qui pourrait être votre petite-fille.
C'est mesquin !

lundi, octobre 07, 2002

Chapeaux de roues

Non, allez, ce coup là, c'est promis, je vais pas vous tanner avec ma peut-être future moto.
De toutes facons, ca sera une seven-fifty livrée dans 15 jours, et puis voilà.
Oups, ca m'a échappé...

Non, le titre "chapeaux de roues", c'est juste pour vous parler de mon WE.
C'est l'impression qu'il me reste quand j'ai oublié tout le détail.
Parce qu'en fait, y'a eu quoi dans ce WE de follaiiilllle ?

Vendredi soir, je me souviens, c'etait soirée champagne chez Delphinette.
Ca a picolé sévère, ca a rigolé pas mal aussi (enfin pas moi, je rigole jamais, vous savez bien), et en tout cas, c'etait vraiment très sympa. Enfin, ca aurait pu l'être encore plus si son cadre de lit n'avait pas fait les frais de notre avachissement alcoolisé.
Parce que là, j'dois dire que quand le lit s'est écroulé, ca a un peu plombé la soirée. La mienne en tout cas.
Un verre qui casse, passe encore (enfin, le premier qui fait ca chez moi sera fusillé sur le champs, tenez vous le pour dit), mais un lit...
J'etais même pas dessus quand ça c'est passé, et pourtant, ça m'a mis mal à l'aise vis-à-vis d'elle, vous n'imaginez pas...
Elle qui s'était donné tant de mal pour organiser tout ça : 30 personnes à faire tenir dans 30 m2 + une annexe robinson-cruzoesque sur un trottoir parisien.
Au moment où c'est arrivé, j'aurais tout donné pour échanger mon inutile diplome d'ingénieur en informatique pour une formation de menuisier, afin d'être capable de réparer habilement sa couche.
Du coup, j'ai essayé de mettre un peu de baume à sa bonne humeur en courant chez l'épicier du coin lui chercher 2 bouteilles de champagne supplémentaires.
Bien utile à la société ce monsieur aussi, l'épicier qui dort jamais !
Moi, tout ce que j'ai pour être utile à mes amis, c'est ma carte visa premier.
Et franchement, y'a des fois où je regrette de vivre dans une société où la réussite, ou pire, la valeur des gens se mesure au nombre de chiffres de leur compte bancaire.
Alors quand je peux, j'essaie de leur être aussi un peu utile.
Au sens pratique du terme. C'est important pour moi.
Etre et avoir... Etre ou avoir ?
Une réflexion motivée et enrichie par le splendide film éponyme ("Etre et avoir") que je suis allé voir samedi.
Une réflexion et surtout des impressions que je vous livrerai peut etre dans un futur post...
Mais pour l'heure, je concluerais en remerciant Delphine pour sa super soirée, riche de bulles et d'échanges passionnants.

Rentré à plus de 4H du mat' après un contôle de police à la sortie du périph' (sans alcootest, merci mon dieu !), je me levais le samedi matin pour aller déménager le canapé d'une amie aux senteurs de sous-bois (pas l'amie, le canapé ! vive le stockage mobilier en cave).
Ensuite, slalom dans les encombrements routiers parisiens pour atteindre le Louvre où je devais rejoindre une copine pour acheter le cadeau d'anniversaire d'un de mes meilleurs amis.
Une heure d'attente et un CD de Lounge plus tard (ben oui, je ne sais pas patienter une heure au Virgin et repartir les mains vides), nous prenions possession de l'objet de notre expédition : une sculpture d'ours polaire en résine, reproduction d'une oeuvre de Pompon.

J'achevais de remplir ma journée avec un tour des concessions motos, un ciné à Bercy et un rapide tour à Notre Dame et à l'hotel de ville (en prennant bien soin de ne visiter ni l'un ni l'autre :-( ) dans le cadre de la nuit blanche culturelle de Paris.

Dimanche, dejeuner de famille chez ma tante à Compiègnes, rapide bronzage en transat dans le jardin, puis retour sur Paris par les bouchons de l'A1 et du périph'. Arrivée à la bourre au resto d'anniversaire de mon pote qui fêtait ses 30 ans.
M'en fous, c'est moi qui avait le cadeau de toutes façons... ;-)

Encore quelques calories et je rentrais dormir vers 1H du matin sans contrôle de police ni avoir vu défiler mon WE.

Va p'tet falloir que je me calme un peu cette semaine....
(tu vois, Cha, t'es pas toute seule... ;->)

vendredi, octobre 04, 2002

Le choix et... l'embarras

Avant-hier, je vous faisais part de mes cas de conscience liés au choix de ma moto.
Vos comments m'ont pour certains un peu éclairé, pour d'autre beaucoup amusé et tous m'ont beaucoup touché. Cependant, je dois reconnaître que le panel de machines que je vous présentais était volontairement assez caricatural, afin de vous inviter à laisser de croustillants avis (occasion saisie avec brio).

Mon embarras reste néanmoins bien réel dans cette démarche, qui même si elle personnelle, aime à se voir "challengée" (buz'word a la mode dans les milieux mercatico-prétentio-techniques) par vos langues bien pendues.

J'ai donc modifié mon précédent post pour élargir le choix intial en y intégrant la plupart des vraies "candidates" que je souhaite soumettre à vos votes. Merci d'avance pour votre blogocivisme !

mercredi, octobre 02, 2002

Entre raison et passion...

Une fois n'est pas coutume, cher(e)s blogophiles, je souhaiterais vous mettre a contribution au travers d'un petit sondage.
J'aimerais en effet avoir votre avis sur la question qui me taraude à cet instant : quelle bécane choisir, maintenant que j'ai mon permis en poche ?

Comment ca, je ne suis pas payé pour me demander ça, mais plutot Oracle ou Siebel, PalmOS ou Pocket PC et autres débats d'informaticien moyen ?

Non non non, ce ne sont point là mes préoccupations. Revenons donc à nos moutons... ou à nos troupeaux de chevaux, en l'occurence.

Du gros scooter, très pratique pour le transport d'objets/de passager et protégeant bien des intempéries mais somme toute pas très exaltant à conduire, à la moto de légende, bourrée de sensations mais complètement inadaptée à un usage quotidien, entre les deux mon coeur balance.
Remarquez, mieux vaut le coeur que la tête, ca fait moins de bruit pour mes voisins de bureau... ;->

Peut-être qu'un bon vieux roadster authentique , un roadster moderne un peu plus sportif ou un trail d'apparence pas trop bourrue pourrait constituer le compromis idéal ?

Reste que certains rêves ont la peau dure... et l'accès couteux (Bulldog) et/ou l'assurance prohibitive (TDM).

Qu'en pensez-vous ?
A l'Ouest, rien de nouveau

Le vent de folie qui s'abattait sur mon blog il y a quelques jours s'est finalement résumé à quelques rafales, certes violentes, mais balayant très localement les jardins secrets de quelques ami(e)s.
Pour ma part, la brise d'Ouest sensée éclaircir mon ciel se fait désirer et d'épaisses nappes de brouillard s'accrochent donc au cours de ma vie.
Vous me direz, un joli paysage de campagne embrumée, ça a son charme.
C'est vrai, et je sais de quoi je parle : pas plus tard que le WE dernier, scotché dans les 40 kms de bouchons séparant Evry de Paris, le nez collé à ma vitre et le buste voûté sous les cartons d'étagères IKEA surplombant mon crâne et celui d'une copine toujours pleine de bonnes idées pour occuper ses dimanches (et les miens par la même occasion), j'ai eu l'occasion de contempler cette splendeur bucolique pendant plus de 2H et demie !
Que du bonheur...

Heureusement, reste une définition du jour très chouette.

nyctalope : adj.,n.
Doté de la faculté de voir la nuit.

Dans la pénombre d'une chambre d'hôtel, un ivoirien s'adressant à la soubrette :
"Que dis tu ?
Ti m'as vu li bout ?
Nyctalope, va !"