lundi, novembre 25, 2002

Galeries et évasion

La perspective des fêtes de fin d’année qui approchent m’enchante sensiblement autant que l’idée d’assister à un meeting de Force Ouvrière (à nouveau milieu professionnel, nouveau référentiel…).

Je hais cette période de l’année où il devient de bon ton d’étaler votre bonheur à la gueule de votre prochain, quelles que soient les préoccupations et soucis qui peuvent alors être les siennes.

Non pas que je sois particulièrement malheureux et donc aigri par le bonheur (affiché) des autres, mais plutôt que je déteste être « obligé de ». Obligé de faire la fête le 25 et le 31 décembre, obligé de faire plaisir à X et Y en acceptant son invitation ou son cadeau…
D’ailleurs, j’ai pu remarquer qu’au final, toutes ces obligations sont trop souvent bien trop lourdes à porter, et qu’une fois la période des fêtes passées, le joli vernis du bonheur se craquelle et laisse la place à des fissures souvent irréparables.

Combien de couples se sont séparés à la nouvelle année ?
Combien de familles se sont déchirées autour de la bûche de Noël ?

Ben moi, tout ça, ça me coupe un peu l’envie de festoyer et de contribuer à cet artifice…

Par contre, ce que j’aime à l’approche de Noël, c'est déambuler dans les galeries commerciales. En dépit du monde qui les envahit alors, voir même à cause de toute cette foule de consommateurs-butineurs, j’aime fréquenter ces ruches, et m’enivrer de leurs couleurs et/ou de leurs senteurs... jusqu'à m'y noyer.
L’Occitane, Résonances, Nature&Découverte, Séphora, Gap, La maison coloniale, Mer&Espace...

Ce WE, je me suis donc régalé. Samedi, j’ai découvert « Les passages », le nouveau centre commercial de Boulogne Billancourt, tandis que le lendemain j’arpentais les boutiques du Caroussel du Louvre. Comme c’était bon !

Au fil de mes errements, j’ai fait l’acquisition d’un CD de Gabin (pas l’acteur, le groupe d’électro-jazz… grandissime !), de quelques bâtonnets d’encens « Dinard » et « Tanger », et surtout, j’ai trouvé un cadeau d’anniversaire original pour mon ami Thud : un distributeur de cure-dents en acier brossé !
Dès que je l’ai vu, j’ai su que cet accessoire était pour lui… Top la classe jusque dans les moindres détails le garçon.

Je le lui ai offert au Cosmos Café samedi soir, adresse qui mériterait de rester dans mon carnet vu la quantité de charmantes demoiselles qui semble y élire résidence le samedi soir…si seulement le service n’était pas de si piètre qualité.
Il avait l’air content :->

En revanche, j’ai eu moins de chance dans ma recherche d’un tableau susceptible d’orner le coin salon de ma pièce principale « nouvelle version » (i.e. après ma n-ième rotation des meubles) : sans doute devrais-je attendre de me rendre à ma boutique malouine favorite pour trouver le cadre marin de mes rêves… A moins que je n'opte pour quelques photos sépia prises moi-même lors d’un potentiel futur voyage à Cuba ? ;->

A voir…

jeudi, novembre 07, 2002

Compteur RAZ

Les jours passent et je dois me résigner au même constat que vous : mon blog tombe en friches.

Plus le temps d’y déposer joies, peines et autres anecdotes de mon quotidien.
Peut-être plus très envie non plus ? Je ne sais pas…
Une chose est sûre, le temps des questions, des doutes et de l’introspection est passé.

Certains aiguillages ont mis du temps pour se mettre en place. Mais en seulement quelques jours, tout s’est décanté et le train de ma vie s’est placé sur de nouveaux rails.

Je vous le disais dans mon dernier post, l’opportunité d’aller m’installer et travailler en Bretagne n’aboutira pas. Pas avant de nombreux mois en tout cas.
La déception engendrée par ce rêve brisé est passée, seule la satisfaction de savoir enfin est restée.
Le sentiment de malaise lié au fait de me sentir le cul entre deux chaises s’est évaporé.
Ma vie est dorénavant parisienne. Je le sais, et je m’en réjouis.

Et puis pour avoir fait N allers/retours Paris-Rennes, pour 3 heures ou pour 3 jours, je sais que la Bretagne n’est pas si loin que ça, et que j’y compte de vrais amis.
M’y évader le temps d’un WE reste donc toujours possible…

Quant à cette vie parisienne, elle m’a réservé récemment une drôle de surprise.

Après plus d’un an sans réelle motivation professionnelle, j’ai redécouvert avec bonheur cette semaine ce qu’était le travail !

J’ai remis sous-tension mon cerveau et mon radio-réveil.
J’ai laissé dans ma penderie jeans et blouson de moto (que je réserve pour mes soirées et WE parisiens) et ressorti mes costumes/cravates et mon manteau « cashmere-wool ».
J’ai même acheté une carte orange et reconnais me régaler tous les matins en bouquinant paisiblement dans le tramway qui passe me chercher en bas de mon appartement et qui me dépose au pied de la plus belle tour du parvis de la Défense.

8H30 – 19H30, tels sont mes nouveaux horaires depuis que j’ai entamé la « Spécification des Besoins Utilisateurs » du projet de « Gestion de Relation Clients » d’EDF.

Du haut de mon 30ième étage, je profite de mes quelques pauses pour observer par la fenêtre le défilé des nuages arrivant de Bretagne ou le soleil qui part s’y coucher.

Je suis là, coupé du monde (pas de messagerie ni d’accès internet à moins de piquer exceptionnellement la prise téléphonique du fax, piètre couverture de mon réseau de téléphonie mobile…), immergé dans une masse énorme de travail que je partage avec quelques amies de ma société également sur le projet (quelle chance !).

Je ne vous en oublie pas pour autant, chers blogonautes, et vos commentaires amicaux laissés ces derniers jours me touchent au point d’essayer de continuer à poster. Moins régulièrement peut-être, mais c’est promis : de mes aventures chez EDF, je vous tiens au courant…

dimanche, octobre 27, 2002

Résistances

"Quand ça veut pas, ca veut pas". Enfin c'est ce que disent... les Guignols ?
Ben en tout cas, pour moi, depuis 24 heures, ça veut vraiment rien savoir !

Ca quoi ? Ca tout !
Tout ce que j'entreprends, attends, espère, tout tourne caduque.
Pourtant, je me suis employé autant que possible à faire de tous ces projets des succès.
Je reste perplexe....

Exemples.
Pendant mon heure (enfin, mes heures) de déjeuner, je décide de me rendre à la sous-préfecture de Boulogne chercher mon permis moto, obtenu le 24 septembre dernier.
Nous sommes le 25 octobre. Et bien un mois après, il n'est toujours pas prêt !
Ils ne distribuaient que les permis obtenus jusqu'au 20 septembre.
"Repassez donc la semaine prochaine !". Ben tiens.
A ce rythme là, je vais finir par croire qu'un fonctionnaire est presque aussi inefficace qu'un consultant...
Ok, je reconnais, ça, c'est pas très grave.

Quoi d'autre ?
Côté boulot.
Fin de la semaine dernière, on me parlait d'une mission hyper intéressante chez un opérateur téléphonique.
Quasiment signée qu'elle était, la mission.
Résultat, j'apprends aujourd'hui que le client veut un truc qui marche pour la mi-novembre et qu'il va donc se débrouiller avec les moyens du bord (i.e. tout seul) plutôt que de sortir la grosse artillerie avec un consultant qui va lui finaliser son cahier des charges, mettre en place une jolie gestion de projet et tout le tintouin qui nous fait vivre, nous, cabinet de moulins a vent.
En attendant, c'est pas ça qui va me permettre de gonfler un peu mon CV, lequel aurait plutot tendance à s'applatir comme un soufflet depuis maintenant une grosse année...

Et puis surtout, j'ai gardé le plus beau pour la fin.
Comme vous le savez sans doute, je suis depuis quelques mois en tractation avec l'agence Rennaise d'une société de services susceptible de m'accueillir en tant que "Chef et projets/Avant-vente Centre de Contacts" ou "Ingénieur d'Affaires" (oui, c'est pas vraiment la même chose, mais c'est la polyvalence de ces postes -mélange de technique , commercial et management, à doses plus ou moins forte- qui m'intéresse).
Je me suis donc livré à de multiples aller-retours Paris/Rennes pour satisfaire aux exigences d'entretiens relatifs à ces potentielles embauches, et finalement, la sentence est tombée cet après-midi, telle un couperet bien aiguisé : pas de budget pour de nouveaux postes sur Rennes avant au moins 6 mois.
Ils se débrouilleront, eux aussi, avec les moyens du bord, en créant un poste d'IA en interne à Lannion.
Bien entendu, ils me confirment que j'ai fait une super impression à tous mes interlocuteurs, et qu'ils penseront à moi dès qu'une opportunité se présentera.
Yep, great.

Conclusion, ben j'ai pas avancé d'un iota : je suis toujours dans la même boite avec rien de palpitant à faire et aucune perspective de compétences à acquérir.
Que du bonheur...

Et bien soit !
Et c'est devant tous ces obstacles à mon avancée que le mot "Résistances" prend tout son sens.
C'est décidé, je vais faire mon têtu (j'ai pas dis que je devenais gay... C'est fou cette influence du marketing !!!).

Déjà, côté ambiance au boulot, ma persévérance a commencé à payer.
Depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes me saluent d'un "Bonjour Thierry" quand je passe dans les couloirs (c'est pas beau ça ?).
Hier, mon voisin d'open space (un type qui était dans mon précédent bureau et avec qui on ne se parle que depuis quelques jours) m'a même proposé d'aller dejeuner avec lui. Ca doit vous faire halluciner de lire ça, mais moi, ça m'a fait hyper plaisir !
Un sourire, une connerie balancée de temps en temps, et c'est un peu de dimension humaine qui apparaît dans mes journées de travail solitaire.

Alors pour l'intérêt du boulot comme pour le reste, je vais m'accrocher, persévérer, en espérant que finalement, cette résistance paiera.

mardi, octobre 22, 2002

Vacherie

Rationalisation des coûts, course à la productivité, optimisation du retour sur investissement, autant de valeurs économiques prônées à ses clients par le cabinet de conseil auquel j'appartiens...
Bien.... et les valeurs humaines, elles sont où la dedans ?
Qu'une entreprise ne soit pas philanthrope, je peux le concevoir.
"Bizness is Bizness"... Mais il faudrait voir à ne pas perdre de vue la dimension humaine de cet écosystème, faute de quoi, tout le reste pourrait bien s'enrayer...

Pour preuve, mon nouvel espace de travail !
Depuis hier, nous avons pris possession de la moitié d'étage qui vient d'être entièrement refait à neuf.
Une moquette sans tâche de café, des murs un peu moins crasseux, une lumière un peu moins glauque, voilà qui partait d'une bonne intention non ?
Sauf que voilà : au passage, on en a profité pour abattre quelques cloisons et remanier l'espace de travail.

Résultat : me voici parqué dans une étable de 18 places, 3 magnifiques rangées de 6 bestiaux en face à face.
Pas de place atitrée. Le premier qui arrive (pas moi donc ;->) s'installe où il veut.
Interdiction de personnaliser son bureau (normal, puisque ce n'est pas "son" bureau).
En prime, une imprimante qui débite 5000 feuilles à la journée, une porte qui claque, et un couloir qui borde l'ensemble de la pièce sans aucune séparation.
Ajoutez à cela le concours de sonneries de portables grotesques auquel se livrent certains consultants, et vous aurez vite compris que j'emets de gros doutes sur la véracité du retour sur investissement de l'opération.

Tant d'humanité dans le traitement des collaborateurs semble avoir eu comme effet de renforcer le sentiment de chacun de n'être qu'une vache à lait, et c'est donc avec le plus grand naturel que finalement, nous passons notre temps à regarder passer les trains de valorisiens défilant dans l'espace servant de couloir...

En attendant avec impatience le jour où nous possèderons tous une petite clochette autour du cou et avec appréhension celui on nous castrera pour minimiser les "galantes causeries" de couloir et autres diffusions de blagues de cul, je m'en vais noyer mon sentiment de solitude collective dans un verre de bo vin...

mardi, octobre 15, 2002

SIAL, mon mardi !

Les temps changent.
Il y a encore quelques semaines de ça, l'internet foisonnait de posts, comments et autres "chatteries" échangés entre bloggueurs & associés.
Depuis, la rentrée est passée par là et malgré tout notre esprit communautaire et rebel, la grisaille automnale et l'avalanche de boulot ont enseveli nos beaux élans de communication.
Moi même, pour vous écrire ce post, je dois lutter contre ma conscience qui me rappelle violemment que ce n'est pas de cette façon que je vais finir par meuler quelque chose à la propal "centre d'accueil multimédia", techniquement archi-trop-balaise-pour-moi et sur laquelle je rame depuis hier.

Cha et Chérie semblent littéralement absorbées par la préparation d'un salon (le SIAL) dont je n'ai toujours pas compris le centre d'intérêt.
Carlota, la derniere fois que j'ai vue, recherchait un tabouret. Elle avait 25 ans.
Aujourd'hui, elle en a 26 (bon naniversère, c'était hier...) et je ne sais même pas si elle a trouvé un (autre) tabouret à ses fesses en sus du piano à ses doigts dont je rêve d'écouter les mélodieuses harmonies.

Enfin, à en constater les high-scores que réalisent ces derniers jours les comments de mon blog, les quelques autres ami(e)s qui trainaient dans le coin s'en sont allés vers d'autres horizons que je leur souhaite beaux comme des langues de feu vues du hublot d'un avion Paris-Clermont (spéciale dédicace à la globe-trotteuse de mon coeur).

Mais sachez une chose, vous me manquez les amis...

vendredi, octobre 11, 2002

Cause sinus

Vous aurez sans doute remarqué que par les temps qui courent, les microbes aussi.
Mais ceci n'a en fait aucun rapport avec le sujet de mon post, donc laissons là ces considérations pré-légistes.

En fait, c'est de ma vocation ratée que je voulais vous parler !
Il y a quelques jours, alors que je déjeunais tranquillement (i.e. tout seul) à l'aquaboulevard, mon Mc Crado et mon bouquin du moment à la main (mais pas dans la même), une jolie maman s'installe avec son fils à la table mitoyenne.
Parenthèse : il faudra d'ailleurs que l'on m'explique comment une femme qui fait à peine la trentaine peut avoir un gamin en 3ieme. Bref.
Voilà la mère qui s'embarque, livre de maths à l'appui, dans une tentative d'explication d'un exercice de trigonométrie, si l'on peut nommer ainsi le simple calcul d'un angle dont on connait le cosinus puisque que l'on possède les longueurs du côté adjacent et de l'hypothénuse...
Vous vous souvenez ? ;->

Le problème, c'est que la mère a l'air d'être aussi à la peine que son rejeton, à tel point que je ne peux retenir un gloussement de stupéfaction lorsque je l'entends annoncer un cosinus d'une valeur supérieure à 1...

Mon sans-gêne dévoilé, je lui fais part de ma remarque, suite à quoi elle me demande comment s'y prendre pendant que son fils me jette un déstabilisant regard suppliant.

Quelques rappels trigonométriques, trucs et astuces et résolutions communes d'exercices plus tard, je souhaite bonne chance au garçon pour son contrôle à venir, et repars travailler, le sourire aux lèvres (et pas seulement en saluant sa mère).

Et ben voyez, c'est dingue comme pendant ces quelques instants, j'ai réellement pris plaisir à aider ce garçon, à lui faire profiter de ce que je savais, à lui être utile en définitive (niveau 3ieme, ca va encore, il aurait été en deug, j'dis pas...).
Un sentiment que mon boulot de consultant ne m'a plus donné depuis maintenant de nombreuses années... (depuis que je ne suis plus formateur en fait).

Voilà qui me fait un peu flipper, quand je pense qu'en terminale, j'hésitais entre kiné, ingénieur informatique et ... prof de maths !
Et puis, je ne me suis pas encore remis complètement de mon syndrôme "Etre et Avoir" (je vous avais bien dit que je vous en reparlerai de ce film).
Et pour cause : l'histoire de cette petite classe de campagne fleurant bon la craie, l'alcool à polycopier et le bâton de colle à gommettes, ça m'a vraiment remué les tripes !
Cet instituteur enseignant aux enfants avec la même implication et la même humilité les bases scolaires (lire, écrire, compter), mais aussi les valeurs primordiales que sont le respect ou la communication.... lui ne doit pas se poser souvent la question de son utilité à la société.

J'aimerais un jour pouvoir en dire autant.

jeudi, octobre 10, 2002

Beaux chassis

Jusqu'à présent, je pense vous avoir plus qu'à mon tour abreuvé des aspects négatifs de ma vie professionnelle.
Ambiance exécrable, café infecte, intérêt proche du zéro absolu, anonymat supérieur à celui d'un chinois en Chine, avis d'imposition à faire pâlir un albinos... autant de côtés contribuant à me faire penser que décidément, le conseil, non, c'est pas pour moi !

Pourtant, objectivement, force est de reconnaître que nombre d'à-côtés font que je ne suis foncièrement pas à plaindre.
A commencer par la souplesse de mes horaires...
Exemple : ce matin, j'etais convié au parc des expositions, porte de Versailles, pour une présentation sur une solution de géolocalisation (calcul d'initinéraires, suivi de flotte de véhicules, personnalisation d'informations en fonction de la position géographique de l'utilisateur en temps réel...).
Sauf que l'événement commençait à 8H30, et que moi, à 8H30 après une nuit de débauche comme celle d'hier, je dors encore !
Du coup, je me suis pointé là-bas tranquillement en fin de matinée, afin de passer voir dans leur stand les intervenants qui avaient officié plus tôt, puis d'enchaîner sur une visite du salon de l'automobile pendant mon ""heure de déjeuner" (bien méritée, vous l'aurez compris).
Au final, j'ai ainsi pu dormir à peu près décemment et admirer les belles carrosseries et autres formes galbées fleurissant à chaque coin de stand constructeur, le tout sans poser la moindre demie-journée de congés.
De toutes façons, lorsque je suis revenu au bureau, le réseau ne fonctionnait pas. Alors ...

Autre avantage de mon métier : pouvoir me payer (presque) tous mes délires.
Bien sûr, tous les beaux chassis ne sont pas à vendre... certaines choses ne s'achètent pas (les plus précieuses, d'ailleurs, soit dit en passant).
Mais n'empêche qu'hier midi, une simple signature au bas d'un chèque m'a permis d'assouvir un de mes plus violents fantasmes en emballant dans la minute une superbe trentenaire... j'ai nommé... damoiselle sevenfifty !
Et oui, ca y est, j'ai commandé ma bécane.

Fort de ce succès (et de ma carte de visite de consultant, bien évidemment), j'ai ensuite immédiatement entrepris de rééditer l'exploit auprès d'une demoiselle toute aussi séduisante, mais un peu moins agée.
Mais cette fois, je préfère taire le résultat... ;-P

mardi, octobre 08, 2002

Vieille peau

Ah ah ah.... comme je me gausse !
A la simple lecture de ce titre, je vous vois déjà en train d'imaginer ma tronche défaite après une soirée suce-goulot ou je ne sais quelle autre plongée nocturne dans le stupre et la luxure qui aurait mis à mal mon organisme décadant.
Rien à voir ! Vous vous fourvoyez copieusement...

Il s'agit en réalité d'un post que je dédicace à la vieille peau qui a eu le bon goût de me mettre les nerfs en boule dès le réveil : Amanda Lear, invitée du jour du morning live.

Habituellement, cette quinquagénaire aussi plastiquée qu'une villa de gendarme corse m'indiffère autant que la rediffusion sur France3 des efforts d'un groupe d'attardés dans l'étape Dijon-Montbéliard de la grande boucle édition 1988.
Pas de quoi faire bander un séminariste.

Aussi, c'est d'un oeil aussi distrait qu'endormi que je suivis, pardon, que je subis le clip du dernier single de l'égérie berlusconienne : 1 minute 30 (point trop n'en faut) de types bodybuildés et imberbes se trémoussant tels des apprentis-star-académiciens (c'est dire !) sur une "mélodie" à 3 notes ânonnée par une voix technoïde entièrement remasterisée à la "Cher" (autre éminent symbole de l'avènement des technologies du recyclage siliconé).

Soit. Mais là où mes tympans ont vraiment pris cher (pas la chanteuse, le tarif !), c'est lorsque que ce fossile de l'art coïto-dalien s'est mis à débiner avec perfidie la prépubère Britney Spears, lui reprochant en substance son absence de talent et prenant pour preuve son interprétation en playback lors d'un show new-yorkais.

Non pas que je sois un fan de Britney, attention.
Je l'estime à peu près autant que Lorie, quelques dodus arguments commerciaux en plus...
Mais qu'un tel fléau de la chanson internationale s'en prenne à n'importe quel "artiste", même sponsorisé par Moulinex pour sa production de soupe, me révolte.

Alors par pitié, mademoiselle Amanda, allez jouer les pique-assiettes dans les soirées mondaines milanaises tant que vous voudrez, montrez vous dans des talk-shows débiles en abusant de votre talent pour les langues et de votre goût pour le sexe (ce qui n'est visiblement pas incompatible), mais s'il vous plaît, ne jalousez pas une jeunette qui pourrait être votre petite-fille.
C'est mesquin !

lundi, octobre 07, 2002

Chapeaux de roues

Non, allez, ce coup là, c'est promis, je vais pas vous tanner avec ma peut-être future moto.
De toutes facons, ca sera une seven-fifty livrée dans 15 jours, et puis voilà.
Oups, ca m'a échappé...

Non, le titre "chapeaux de roues", c'est juste pour vous parler de mon WE.
C'est l'impression qu'il me reste quand j'ai oublié tout le détail.
Parce qu'en fait, y'a eu quoi dans ce WE de follaiiilllle ?

Vendredi soir, je me souviens, c'etait soirée champagne chez Delphinette.
Ca a picolé sévère, ca a rigolé pas mal aussi (enfin pas moi, je rigole jamais, vous savez bien), et en tout cas, c'etait vraiment très sympa. Enfin, ca aurait pu l'être encore plus si son cadre de lit n'avait pas fait les frais de notre avachissement alcoolisé.
Parce que là, j'dois dire que quand le lit s'est écroulé, ca a un peu plombé la soirée. La mienne en tout cas.
Un verre qui casse, passe encore (enfin, le premier qui fait ca chez moi sera fusillé sur le champs, tenez vous le pour dit), mais un lit...
J'etais même pas dessus quand ça c'est passé, et pourtant, ça m'a mis mal à l'aise vis-à-vis d'elle, vous n'imaginez pas...
Elle qui s'était donné tant de mal pour organiser tout ça : 30 personnes à faire tenir dans 30 m2 + une annexe robinson-cruzoesque sur un trottoir parisien.
Au moment où c'est arrivé, j'aurais tout donné pour échanger mon inutile diplome d'ingénieur en informatique pour une formation de menuisier, afin d'être capable de réparer habilement sa couche.
Du coup, j'ai essayé de mettre un peu de baume à sa bonne humeur en courant chez l'épicier du coin lui chercher 2 bouteilles de champagne supplémentaires.
Bien utile à la société ce monsieur aussi, l'épicier qui dort jamais !
Moi, tout ce que j'ai pour être utile à mes amis, c'est ma carte visa premier.
Et franchement, y'a des fois où je regrette de vivre dans une société où la réussite, ou pire, la valeur des gens se mesure au nombre de chiffres de leur compte bancaire.
Alors quand je peux, j'essaie de leur être aussi un peu utile.
Au sens pratique du terme. C'est important pour moi.
Etre et avoir... Etre ou avoir ?
Une réflexion motivée et enrichie par le splendide film éponyme ("Etre et avoir") que je suis allé voir samedi.
Une réflexion et surtout des impressions que je vous livrerai peut etre dans un futur post...
Mais pour l'heure, je concluerais en remerciant Delphine pour sa super soirée, riche de bulles et d'échanges passionnants.

Rentré à plus de 4H du mat' après un contôle de police à la sortie du périph' (sans alcootest, merci mon dieu !), je me levais le samedi matin pour aller déménager le canapé d'une amie aux senteurs de sous-bois (pas l'amie, le canapé ! vive le stockage mobilier en cave).
Ensuite, slalom dans les encombrements routiers parisiens pour atteindre le Louvre où je devais rejoindre une copine pour acheter le cadeau d'anniversaire d'un de mes meilleurs amis.
Une heure d'attente et un CD de Lounge plus tard (ben oui, je ne sais pas patienter une heure au Virgin et repartir les mains vides), nous prenions possession de l'objet de notre expédition : une sculpture d'ours polaire en résine, reproduction d'une oeuvre de Pompon.

J'achevais de remplir ma journée avec un tour des concessions motos, un ciné à Bercy et un rapide tour à Notre Dame et à l'hotel de ville (en prennant bien soin de ne visiter ni l'un ni l'autre :-( ) dans le cadre de la nuit blanche culturelle de Paris.

Dimanche, dejeuner de famille chez ma tante à Compiègnes, rapide bronzage en transat dans le jardin, puis retour sur Paris par les bouchons de l'A1 et du périph'. Arrivée à la bourre au resto d'anniversaire de mon pote qui fêtait ses 30 ans.
M'en fous, c'est moi qui avait le cadeau de toutes façons... ;-)

Encore quelques calories et je rentrais dormir vers 1H du matin sans contrôle de police ni avoir vu défiler mon WE.

Va p'tet falloir que je me calme un peu cette semaine....
(tu vois, Cha, t'es pas toute seule... ;->)

vendredi, octobre 04, 2002

Le choix et... l'embarras

Avant-hier, je vous faisais part de mes cas de conscience liés au choix de ma moto.
Vos comments m'ont pour certains un peu éclairé, pour d'autre beaucoup amusé et tous m'ont beaucoup touché. Cependant, je dois reconnaître que le panel de machines que je vous présentais était volontairement assez caricatural, afin de vous inviter à laisser de croustillants avis (occasion saisie avec brio).

Mon embarras reste néanmoins bien réel dans cette démarche, qui même si elle personnelle, aime à se voir "challengée" (buz'word a la mode dans les milieux mercatico-prétentio-techniques) par vos langues bien pendues.

J'ai donc modifié mon précédent post pour élargir le choix intial en y intégrant la plupart des vraies "candidates" que je souhaite soumettre à vos votes. Merci d'avance pour votre blogocivisme !

mercredi, octobre 02, 2002

Entre raison et passion...

Une fois n'est pas coutume, cher(e)s blogophiles, je souhaiterais vous mettre a contribution au travers d'un petit sondage.
J'aimerais en effet avoir votre avis sur la question qui me taraude à cet instant : quelle bécane choisir, maintenant que j'ai mon permis en poche ?

Comment ca, je ne suis pas payé pour me demander ça, mais plutot Oracle ou Siebel, PalmOS ou Pocket PC et autres débats d'informaticien moyen ?

Non non non, ce ne sont point là mes préoccupations. Revenons donc à nos moutons... ou à nos troupeaux de chevaux, en l'occurence.

Du gros scooter, très pratique pour le transport d'objets/de passager et protégeant bien des intempéries mais somme toute pas très exaltant à conduire, à la moto de légende, bourrée de sensations mais complètement inadaptée à un usage quotidien, entre les deux mon coeur balance.
Remarquez, mieux vaut le coeur que la tête, ca fait moins de bruit pour mes voisins de bureau... ;->

Peut-être qu'un bon vieux roadster authentique , un roadster moderne un peu plus sportif ou un trail d'apparence pas trop bourrue pourrait constituer le compromis idéal ?

Reste que certains rêves ont la peau dure... et l'accès couteux (Bulldog) et/ou l'assurance prohibitive (TDM).

Qu'en pensez-vous ?
A l'Ouest, rien de nouveau

Le vent de folie qui s'abattait sur mon blog il y a quelques jours s'est finalement résumé à quelques rafales, certes violentes, mais balayant très localement les jardins secrets de quelques ami(e)s.
Pour ma part, la brise d'Ouest sensée éclaircir mon ciel se fait désirer et d'épaisses nappes de brouillard s'accrochent donc au cours de ma vie.
Vous me direz, un joli paysage de campagne embrumée, ça a son charme.
C'est vrai, et je sais de quoi je parle : pas plus tard que le WE dernier, scotché dans les 40 kms de bouchons séparant Evry de Paris, le nez collé à ma vitre et le buste voûté sous les cartons d'étagères IKEA surplombant mon crâne et celui d'une copine toujours pleine de bonnes idées pour occuper ses dimanches (et les miens par la même occasion), j'ai eu l'occasion de contempler cette splendeur bucolique pendant plus de 2H et demie !
Que du bonheur...

Heureusement, reste une définition du jour très chouette.

nyctalope : adj.,n.
Doté de la faculté de voir la nuit.

Dans la pénombre d'une chambre d'hôtel, un ivoirien s'adressant à la soubrette :
"Que dis tu ?
Ti m'as vu li bout ?
Nyctalope, va !"

mardi, septembre 24, 2002

Evénémentiel

Mis à part l'évènement du jour décrit dans le post ci-dessous, je souhaitais vous faire part d'une petite annonce plus sérieuse...
Qui a crié "Cherche moto d'occasion, urgent, rien à négocier" ? ;-P
Non, plus sérieuse j'ai dit !

Voilà : une copine qui travaillait dans l'événementiel (sport et voyages) en tant que contrôleur de gestion a vu sa société faire faillite (heu, c pas de sa faute la faillite, hein !?).
Elle cherche actuellement un nouvel emploi.
Alors si vous entendez parler de quelques choses dans ce secteur, merci de me faire signe.
Je vous mettrai le contact... pardon, en contact !

Encore à fond dedans j'vous dis... ;->
Affranchissement

Je ne sais pas si ce sont toutes vos pensées positives, chers ami(e)s ou bien la trouille de où je pourrais bien me mettre mon 10.000ième cierge en cas de foirage de permis (les 9.999 étant consumés depuis ce matin), mais toujours est-il que... tout est passé comme une lettre à la poste !

Et puis une fois qu'on l'a, c'est tellement amusant de se revoir 3 heures en arrière, en train de trembler... pour une feuille (en passant, je serais curieux de connaître le crétin qui a nommé le fruit de cette quête le sacrosaint "papier rose" : il est jaune !)

Je ne vous raconterai donc pas les 30 minutes d'examen dans le détail comme j'avais pu le faire à l'issue du plateau, je n'en serai pas capable. Trop de joie, trop d'excitation... trop de concentration aussi pendant l'épreuve pour en garder plus qu'un ou deux souvenirs d'évènements plutot foirés (ben oui, c'est ca qui marque le plus).

Mais globalement, je suis plutot satisfait de ma prestation, et plus encore du résultat. :->

Pas de doute, le 24 septembre est bien le jour où tout est permis ! (cf. post du jour de Cha)
J'en tremble

De froid ?
Oui, et pas qu'un peu. Après 2 heures à me peler le cul comme un oignon grelot (qu'il porte bien son nom celui là !) grimpé à califourchon sur une putain de bécane sans carénage et espérant que mon extrémité nasale cesse de jouer au yoyo avec une goutte de sécretion morveuse, vous n'êtes pas loin du compte si vous m'imaginez tapant ces quelques lignes tel un parkinsonnien en position foetale.

Mais tandis qu'une coulée de lave irrigue de nouveau la rectitude digitale de mes moignons gelés, mes tremblements ne s'appaisent point. Jambes en coton, famille de hamsters s'ébrouant dans mon bas ventre, autant de symtômes qui trahissent une autre cause de cette agitation richterienne : la peur !

Et oui, j'ai beau avoir joué le kéké à scooter en arpentant l'an dernier 8000 kms de périphérique, de maréchaux et d'intersections parisiennes, je peux me la raconter maîtrise pyschique et zen intégral du haut de mon deuxieme dan de Qwan Ki Do, et bien à 3 heures de l'examen de circulation, rien n'y fait : j'ai les foies.

Enfin c'est pas tout ça, mais pour compenser la perte mal venue de mon anneau porte-bonheur (gravé "Breiz Da Viken") au sport hier soir, j'ai encore la délicate mission d'allumer 10.000 cierges d'une blancheur candide sans les éteindre à chacun de mes soubressaux sismiques.
Alors à plus tard... peut-être...

vendredi, septembre 20, 2002

Vent de folie

Une tornade a traversé ma vie et celle de mes proches ces dernières 24H.
Entres autres :
- Mon copain Thud, l'éternel célibataire, s'est vu passer une bague princière au doigt
- J'ai RDV pour mon job la semaine prochaine avec mon ancien maître de stage qui a changé de boite (c'était il y a 6 ans ; que le monde est petit !)
- Ma copine JJ vient de bénéficier d'une offre spéciale sur le kit "nid douillet + nouveau boulot". A quand l'option "petit copain" ?
- Mon peut-être futur employeur m'a rappelé pour me présenter le poste de mes rêves. Un entretien à prévoir...

Mon dernier post disait-il vrai ?
A suivre...

(La roue tourne, mais pour l'heure, c'est celle de ma moto... Alors a+)

jeudi, septembre 19, 2002

Automnomie : nf. bonhomie d'automne

Depuis hier, plus de doute... l'automne est à nos portes. Les feuilles tombent.
J'en ai même vu une tomber alors qu'elle était encore verte.
C'était ma feuille d'imposition.

Depuis, le ciel s'est mis à pleurer avec compassion sur mon sort. Sympa, mais fallait pas !
On a que ce qu'on mérite paraît-il... De ce point de vue là en tout cas. ;-)

L'automne est à nos portes, donc, disais-je.
J'ajouterai que je lui ouvre la mienne avec joie.
Non pas que je sois rassasié du soleil estival (je descends du tournesol, ne l'oubliez pas).
Mais il est le bienvenu, l'automne, avec ses couleurs flamboyantes et sa pluie douceureuse.

Après avoir déambulé tout l'été, j'accueille l'automne comme le signe du retour à un chaleureux chez moi.
Cocooning, senteur de bougies et fragances d'encens, douceur d'un plaid en polaire, soirées jeux ou gastronomie entre amis sur mélodies jazzy, ce sont tous ces plaisirs simples qui font leur retour.

Et aujourd'hui, mon plaisir, je le déguste goutte à goutte.
Je vous entends déjà hurler : "Alcoolo !".
Mais non, cette fois, c'est d'eau dont il s'agit.
De l'eau de pluie.

Car depuis déjà quelques années, chaque jour de pluie me procure l'un de mes plus grands plaisirs : sourire sous la pluie !
Cette idée m'est venue le jour où j'ai constaté combien les visages changaient aux premières gouttes de pluie.
Les figures se froncent, les yeux se plissent, les lèvres se crispent, comme pour échapper à l'agression acqueuse devenue, on ne sait comment, vénimeuse. La peur des pluies acides peut-être ?

A l'opposé de tout cela, j'aime m'imaginer cette pluie tel un fluide apaisant et purificateur coulant sur mon visage.
Du coup, me voila marchant en souriant à tous ces gens gris et austères qui m'entourent, lesquels me prennent indubitablement pour le plus parfait des imbéciles heureux.

Qu'importe.
Dans "imbécile heureux", il y a heureux...

mardi, septembre 17, 2002

I have a dream

Il paraît qu'on en fait tous, des rêves.
Mais celui-ci, c'est un rêve que je fais les yeux ouverts. En toute conscience.

Que l'on me demande si aujourd'hui je vais bien, je répondrai oui. Sans hésitation.
Que l'on me demande si aujourd'hui je suis heureux, je répondrai oui. Sans hésitation.
Que l'on me demande si aujourd'hui je suis épanoui, je répondrai... sans doute pas complètement.

Et oui, inutile de se leurrer !
C'est vrai qu'elle est chouette ma vie.
C'est vrai que c'est très agréable de passer son temps de soirées en soirées, à rigoler, picoler, papoter entre amis.
C'est vrai que c'est très appréciable de gagner plein de sous a la fin du mois en ne foutant pas grand chose.
Mais n'abuserais-je pas un peu de cette facile euphorie pour m'aider à oublier que l'essentiel de la vie n'est pas là ?
Je crois bien que parfois, si...

Oh... tout de suite ! Ne le prenez pas mal !
Cela n'enlève rien au fait que je sois heureux de connaître tous ces gens qui m'entourent.
Qu'ils comptent pour moi. Qu'ils rendent ma vie plus belle et que j'espere être capable de leur apporter, à ma façon, aussi un peu de bonheur.

Je compte d'ailleurs bien ne jamais les perdre de vue, tous ces amis qui me sont chers !

Mais j'aspire aussi profondément à trouver quelqu'un avec qui former un couple stable, lieu privilégié d'un enrichissement mutuel et d'un épanouissement personnel.
Quelqu'un à qui donner toute la tendresse et l'affection que je porte de façon si stérile en moi aujourd'hui.
Quelqu'un qui me donnera l'envie de fonder un foyer, une famille.

Et qu'on ne vienne pas me dire qu'un chien, un chat ou je ne sais quel autre animal de compagnie serait bien heureux de la recevoir cette tendresse : ca n'a RIEN a voir !
Désolé, mais je ne conçois pas que l'on puisse prendre un chien ou un chat en attendant d'avoir un mari, une femme, ou un enfant !

Il n'existe aucun ersatz à ce besoin d'Amour.
C'est le rêve fou et irrépressible de l'homme qui cherche La femme.
C'est Mon Rêve.
Tuesday Wear ou La clé des champs

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, je vis reclus au plus profond de mon antre "burelière" (hapax zezettois).

Jean Quicksilver, T-shirt Calvin Klein et Pull de coton H&M constituent mon costard du jour. Costard de star...

Ben oui, y'en a sûrement parmi vous que ça ne surprendraient pas de me voir accoutré comme ça.
Y'en a même qui m'ont déja vu habillé comme ça !
Mais au bureau, visiblement, ils voient pas ça du même (ni du meilleur) oeil...
Qu'est-ce qui m'a pris de me fringuer de la sorte ce matin alors me direz-vous ?
Ben en fait, c'est que j'ai pas eu vraiment le choix...

Tout a (mal) commencé hier en début de soirée
Crevé par ma journée, je larvais tranquillement sur mon lit lorsqu'une petite voix chafouine me sussura à l'oreille "hé mon gros père, tu crois que c'est comme ça que tu t'en débarrasser de tes 9 livres de trop ?".
Inutile de me proposer de participer au vide-grenier de votre patelin, c'est de surcharge pondérale que je vous cause...
Je m'arrache donc à ma semi-torpeur et saute dans ma fatmobile, direction le club de Qwan Ki Do d'Antony.

Une heure trente d'entrainement, deux seaux d'eau, deux ecchymoses et une ampoule plus tard, je regagne mes pénates, bien décidé a conclure cette belle soirée wet-catcheur sans diner et en me couchant de bonne heure.
Sauf que !
Excité par la perspective d'un si jovial programme, je quitte mon parking souterrain en oubliant mon sac de sport dans ma voiture et ne m'en apercois qu'une fois dans l'ascenseur. Aussitôt, je cléye (du verbe cléyer, donner un tour de clés) le contacteur de l'ascenseur, opération fastidieuse et peu commode (surtout les bras emplis de courses), mais incontournable pour atteindre les sous-sols de la caserne de haute sécurité qui me tient lieu d'immeuble.

Et là, surprise des surprises, miracle parmi les miracles, la clé reste prisonnière du contacteur de l'ascenseur, pourtant déjà "réparé" l'après midi-même (pas étonnant, le passe-temps favori du connard du 7ieme consiste à bousiller le plus de serrures et grooms de l'immeuble sans jamais se faire goler. Il s'était même fait un plaisir de rayer d'un bout à l'autre la voiture de mon ex, il y a un an de ça, parce qu'elle s'était garée sans le savoir sur sa place de parking).

Bref. Je tire donc ma clé vers le haut, vers le bas, en douceur, comme un sagouin, rien n'y fait.
10 minutes de lutte et elle n'a pas bougé d'un poil. N'est pas Roi Arthur qui veux...

Il est 22H30 et je sens les boules me gonfler comme des melons.
Je me résigne à aller sonner chez le type du conseil syndical qui crèche sur mon palier (comme c'est inconfortable comme situation !). Le brave homme m'ouvre la porte torse nu (façon de parler et d'omettre une épaisse moquette noire et velue), le regard hagard enfoui sous de larges lunettes double foyer.

Je lui expose mon problème qui ne semble même pas le surprendre et le voici qui entamme un minutieux effeuillage (du calme mesdemoiselles) d'une pile de dossiers digne de la sécurité sociale, à la recherche du numéro de téléphone de la société de maintenance des ascenseurs Soulier. En vain.

Aux environs de 11H15, le second délégué du conseil syndical nous ayant rejoint (et m'ayant au passage fait part de ses suspicions sur l'origine de tous ces disfonctionnements : le connard du 7ième -comme par hasard), nous contactons le réparateur.
Il passera dans la nuit. Super.

Mes melons ont muri et sont devenus pastèques.
Je m'arrange avec ces messieurs du conseil syndical afin qu'ils récupèrent ma clé une fois l'ascenseur réparé, et me résigne à aller pieuter ailleurs (heureusement que l'amitié est une épicerie arabe : ni frontières, ni horaires !).

Seul détail, fatigué par toute cette épopée, je me suis levé ce matin à coups de tracto-pelle et suis arrivé trop tard pour récupérer mon bien (ben oui, ils ont un vrai travail ces gens là). Voilà comment on se retrouve a débarquer au boulot sans badge, à taper au carreau pour se faire ouvrir, le tout habillé comme un sac. Que du bonheur, isn't it ?

M'en fous, à la première remarque, demain, je viens en rollers...

mercredi, septembre 11, 2002

Purée de pois

Hier soir, j'étais invité chez un couple d'amis que je n'avais pas vu depuis de longues semaines.
Ca m'a fait à la fois très plaisir et très étrange de les retrouver, car je suis toujours étonné de ce que j'arrive à leur confier de ma vie en les voyant si peu fréquemment.

Toujours est-il que du coup, nous avions mille choses a nous raconter.
Aussi, profitant que nous nous narrions nos épopées mutuelles, les aiguilles de l'horloge tournèrent subrepticement et à l'insu de notre plein gré, jusqu'à dépasser le "minuit du soir".

Là dessus, une fois regagnées mes douillettes pénates, l'envie de matter un morceau du concert de Muse sur ma nouvelle installation DVD Dolby Digital 5.1 l'emporta sur ma raison qui me conseillait pourtant avec sagesse d'aller mettre la viande dans le torchon.

Résultat, depuis ce matin, j'ai des enclumes suspendues aux paupières : purée de poids !

En outre, conséquence de cet état de fatigue chronique ou simple coïncidence, je ne le sais pas, mais toujours est-il que les panneaux indicateurs que j'avais soigneusement plantés lors du répérage effectué ces derniers mois sur le sentier de ma vie sont depuis quelques jours planqués sous un sacré brouillard...

Pour commencer, les managers de ma boîte actuelle s'amusent à colin maillard avec moi.
Voilà déjà un an que ça dure, et depuis 3 mois, c'est de pire en pire.
Me guidant au seul son de leur voix, ils jouent à me tirailler entre mille directions opposées et se gaussent de me voir me prendre les pieds dans chacune des racines qu'ils déterrent juste avant mon passage.

Quant à mon potentiel futur employeur dont j'attendais des nouvelles cette semaine (vu que de toutes facons, je ne resterai pas mille ans à me prendre des beignes dans le noir), il m'annonce qu'il faudra encore patienter une semaine, le temps qu'ils affinent leur stratégie et déterminent ainsi qui de moi ou d'un autre candidat ils auront prioritairement besoin dans le cadre du développement de leur offre (sachant que nous n'avons pas exactement le même profil tous les deux).
Explication à laquelle mon interlocuteur téléphonique rajoute quelque chose du genre "ton profil -oui, on se tutoie... on s'est déjà pris une mine ensemble la semaine dernière...- nous intéresse de toutes façons, et si jamais ca ne devait pas marcher, j'aurais sans doute quelque chose d'autre à te proposer...mais je ne peux pas t'en parler pour le moment".

Alors là, c'est carrément X-Files !

Mais qu'est-ce que tous ces gens attendent de moi finalement ?
Quelle est la main fourbe qui joue a allumer et éteindre la lumière ?
Moi, je sais précisement ce que j'attends de mon boulot, alors pourquoi personne n'est foutu capable de me le proposer ?

En attendant la venue de l'anticyclone annoncée pour la semaine prochaine -encore que je me méfie moi maintenant- ben, je navigue dans une sacrée purée de pois !

Heuseusement, un petit rayon de soleil est apparu aujourd'hui ; il (enfin, elle) se prénome Galéane et pèse pas loin de 4kgs.

En plus de mes félicitations, j'adresserais simplement un petit conseil aux parents : épargnez lui le plus longtemps possible les petits pots de purée de pois...

mardi, septembre 10, 2002

Vie à la gomme

La semaine dernière, mon frangin a deserté le domicile familial pour rejoindre un campus de jeunes saoûlots brestois, spécialité « Télécoms », laissant derrière lui mes parents condamnés à s'enliser dans leurs plannings de jeunes retraités.

Refusant cet état de fait, ma sœur, son ami et moi-même leur donnâmes donc rendez-vous chez eux ce WE pour un déjeuner familial, excellente occasion d’agrémenter leur quotidien de quelques tâches ménagères toujours excitantes (cuisine, ménage, vaisselle,….).
Au terme de ce repas que je pris malin plaisir à parsemer de mon quota usuel de taquineries, remarques viles et autres piques fraternelles de bon aloi, ma mère me chopa entre kat'zieux et me lâcha que vu les circonstances, il serait de bon ton que je me la foute un peu en veilleuse.
Devant mon air perplexe de cureton reluquant un godmichet, elle se fit plus explicite et me balança que ma soeur et son copain avaient décidé de se séparer. Tabernacle !...
Mais quoi alors ? Moi qui croyait que ma soeurette, elle était aussi bien dans son couple que dans ses charentaises picardes, je me fourvoyais à ce point ?
Et ce n'est même pas ma soeur qui me l'apprend ? Je suis donc si éloigné d'elle qu'on ne puisse pas se dire de telles choses ?
Au delà de ça, pourquoi souhaite-t-elle gommer ainsi plus de 3 ans de sa vie ? Sans doute a-t-elle de bonnes raisons, vu qu'à priori, la décision aurait été prise en commun. Mais lesquelles ?
Moi qui les voyait comme un couple sans histoires, reflet du bonheur simple accessible sur cette terre...

Et mis à part le soucis (légitime ?) que je me fais pour ma soeur, un tel événement me renvoie aux questions qui me taraudent depuis maintenant quelques mois... existe-t-il un amour capable de resister à l'abrasion de la gomme temporelle ? Notre société doit-elle inexorablement consommer les unions comme de vulgaires paquets de nouilles ?

La polysémie des définitions du jour tente de croquer certains paradoxes sous-jacents à ces considérations...

Gomme n.f.

1/ Substance visqueuse et transparente qui suinte du tronc de certains arbres
2/ Fam. Mettre (toute) la gomme : accélerer l'allure, utiliser toutes ses forces
Fam. A la gomme : de mauvaise qualité, sans importance
3/ Petit bloc de caoutchouc servant à effacer le crayon
4/ Méd. Lésion infectieuse formant une grosseur qui ramollit, puis s'ulcère et se vide (Gomme syphilitique).

"Vas-y, met la gomme et balance la !"

Gommer v.t.
1/ Enduire de gomme adhésive
2/ Effacer, faire disparaître, atténuer

"Le mariage gomme le couple"

Gommeux n.m.
Fam. Jeune homme prétentieux et d'une élégance excessive.

"En tout gommeux sommeille un consultant"
Déception

Cette fois, pas de mauvais jeu de mots à 30 cents, c'est à prendre au sens propre.
J'ai passé presque une heure en fin d'après-midi à rédiger un post qui me tenait vraiment à coeur, sur un sujet qui me tracasse depuis ce WE, et voilà qu'au moment de le publier, je m'aperçois que la connexion internet de ma société est dans le même état que l'efficience de son management : HS.
Du coup, mes confidences se sont envolées en fumée, et je n'ai pas le courage de vous narrer a nouveau cette histoire aujourd'hui.
Mais puisque je sais que certains et certaines d'entre vous se connectent de bon matin pour tremper mes hypothétiques news dans leur café crème, je ne voudrais pas vous laisser sans rien à vous mettre sous la dent. D'où ce petit post.

J'en profite pour souhaiter un bon début de journée à tous les radiocopains et radiocopines qui passeront par là, ainsi qu'aux éventuels québecquois et pieds-noirs qui transiteraient discrètement par ce site en prenant soin de ne surtout pas laisser la moindre trace de raquette... ou de bave de chameaux ! :-''P

vendredi, septembre 06, 2002

Hé m'sieur, vous oubliez vot'plateau !
Oups, pardon !
C'est vrai que ca va faire une semaine que je l'ai posé là et que je ne vous l'ai pas rapporté.
Alors voilà...

Lundi 2 septembre, 8H - Circuit du pont de Sevres

Dernier galop d'essai avant examen moto (le "plateau") ce même jour.
Deux petites heures pour laisser loin derrière moi les hectolitres de bière, whisky, vodka et autres produits vinicoles engloutis lors de mon samedi Rennais, ainsi que les courbatures acquises au modeste tarif de 3 déménagements dominicaux.
Je suis confiant...
Sur l'épreuve du "lent", 2 erreurs à tout péter sur une quarantaine de passages.
Sur le "rapide", je suis à la lettre les conseils de mon moniteur et cravache un peu moins les cheveaux sur le parcours retour, histoire d'assurer de beaux arrêts et évitements...

En fait, ce sont surtout les fiches qui me stressent : je suis loin de connaitre tout ça par coeur !
- Combien de blessés sur la route en 2000 ? 168.000 dont 20.000 motards...
- Pourcentage d'accidents où le motard est seul responsable ? 39%
- Numéro de la police ? 17
- Distance de freinage a 60km/h ? 6x3 = 18mètres.

Ok ok, de toutes facons, pour la tchatche, faudra improviser.
Pas de soucis, je suis consultant dans la vie...


Lundi, 10H30 - Issy-les-Moulineaux

Besoin de me détendre. Me vider la tête.
Non tiens, me la tondre plutôt !
Et hop, un coup de sabot de 3 sur le crâne, et c'est 20 grammes de cheveux qui jonchent ma salle de bain.
Voila qui devrait bien me faire gagner 1 dixième de seconde sur mon chrono...


Lundi, 13H - Moto école, pont de Sevres

Départ pour le circuit d'examen, à Vélizy Villacoublay.
Nous sommes 10.
Taux de réussite à l'examen ? 90 %.
Le ou laquelle d'entre nous sera le maillon faible ?
Siouplé, pas moi....

Bonne surprise, le moniteur me propose de prendre une des deux motos d'examen pour faire la route jusqu'au plateau.
Un petit tour gratuit, ca se refuse pas ! Et puis on sait jamais, pour peu que j'attrape le pompon...
En tout cas, je suis excité comme une puce.

Me voici chevauchant mon fier destrier mécanique pour la première fois au coeur de la jungle francilienne.
Pour tout équipement de survie, un sompteux gilet jaune-fluo synonyme de "Attention danger", et une micro-oreillette que m'envierait JL Delarue dans laquelle me on me braille tellement d'informations que même Gilbert Montagné pourrait conduire les yeux fermés.

L'ascension de la N118 jusqu'à Vélizy est un moment de pure extase : le vrombrissement du moteur qui me choppe par les couilles pour remonter jusqu'à mon crâne, la pression du vent qui commence à me faire saisir l'expression chère aux motards "faire le drapeau", le pied qui taquine le 5ieme rapport encore tout grippé de n'avoir jamais servi lors des centaines de slaloms d'entrainement...

Malheureusement, arrivé sur le lieu d'examen, c'est la chute.
Pas de la moto, non ! De mon nuage...

Je découvre avec horreur que mon nom figure en premier sur la liste des candidats, ce qui signifie que j'aurais le privilège d'inaugurer chacune des épreuves. Je déteste passer le premier ! Déjà, à la visite médicale, j'aime pas ça, alors là...

Mon appréhension augmente encore d'un cran à la vue de notre inspectrice du jour.
Une sorte de cube grisonnant n'ayant de féminin que ses attributs mamaires, et que ses parents auraient pu prénomer Gargamelle sans que personne ne s'en fut offusqué.

Usant de toute l'amabilité d'un gardien de prison moldave, la matrone nous présente la première épreuve : maniement de la moto moteur coupé et questions de mécanique.

Après une laborieuse marche avant/marche arrière en poussant la moto entre des plots, je bégaye mes quelques explications mécanique sur la "partie cycle" de la machine (la di-direction, la fou-fourche de suspension- et non pour ramasser la pa-paille-,...).
5 longues minutes de supplice au terme desquelles Gargamelle me file le 'A' tant espéré.
Je vais m'asseoir par terre. N'importe où je m'en fous, mais m'asseoir !

A partir de là, j'observe plus ou moins distraitement les 9 autres candidats. La plupart sont aussi en peine que moi, mais tous ne s'en tirent pas avec la même chance vu que notre bourreau se révèle intraitable : un hors sujet, un léger oubli, une permutation dans vérifications à mener, et c'est le "B" qui tombe sans crier gare.
Rien de dramatique (seul un C est éliminatoire), mais pas bon pour le moral.

Vient ensuite l'épreuve du slalom lent. 10 candidats encore en course.
Bien entendu, je suis le premier à m'élancer. Enfin m'élancer, façon de parler...

Le circuit lent se fait en 1ere, sans avoir le droit d'accélérer. Au ralenti moteur.
Encore un peu somnolent de ma longue attente précédente, j'enchaine une porte, deux portes, un piquet, et me loupe magistralement à l'entrée de la porte suivante. Voila qui me vaut un "C" si j'en reste là...

Je regagne donc le point de départ pour mon second et dernier essai.
Sauf que cette fois, c'est Carlos en personne qui est venu s'installer sur mes épaules : la pression est énorme !
Quitte ou double, ca passe ou ca casse.

"Loupe toi encore un coup comme ça et tu pourras t'éviter la peine de passer en premier (et de passer tout court) sur le slalom rapide !".
Carlos trépigne d'impatience et m'éperonne violemment les tempes pour me faire avancer.
C'est reparti.
Je trajecte entre les plots avec l'agilité d'un conducteur de Sherman M4 muni de chenilles à clous.
J'en profite pour accrocher une petite vieille -pardon, un piquet-, mais achève la première partie de mon parcours comme si de rien n'était (d'autant que la grand-mère a vacillé, mais s'est rattrapée de justesse à sa canne pour éviter la chute).

Passée la dernière porte, Carlos cède la place à l'arrière de ma moto à mon moniteur pour le petit tronçon de parcours lent avec passager. Rien à voir avec mon précédent compagnon : lui est léger comme un yahourt à 0% lyophilisé, à tel point que je suis obligé de jeter un coup d'oeil à mon rétro pour m'assurer qu'il est bien monté avant de redémarrer... Nous rejoignons la ligne d'arrivée sans encombre et sur le filet de gaz autorisé.
Ma'Dalton m'attribue un "B" que je n'espérais déjà plus quelques secondes plus tôt.

Ensuite, tout s'accélère. Pendant que je peine à me remettre de mes émotions, les 9 autres apprentis-dompteurs se succèdent sur le parcours avec plus ou moins de virtuosité, mais tous avec succès.

Et nous voilà rendus à l'épreuve du "rapide".
Au menu du jour : aller-retour en slalom avec arrêt avec double rétrogradage.
J'essaie de me donner confiance en pensant à mes temps canons réalisés à l'entraînement sur cette même épreuve que je maîtrise parfaitement (vous avez vu comme je l'applique bien la méthode Coué).

Mais à l'attaque des premiers plots, force est de constater que je ne suis pas du tout dans le coup : la sensation que les suspensions de la moto s'écrasent comme deux grosses bananes trop mûres à chaque coup de guidon, un demi-tour effectué au ralenti pour ne pas dire en posant le pied, une relance toute droit sortie des tripes d'un scooter 50cm3, un retour à une allure de tracteur bloqué en première, un arrêt piteux et dont le second rétrogradage n'est pas assez marqué au goût (ou à l'oreille) de ma mélomane d'inspectrice. Le tout bouclé, on ne sait par quel miracle dans un temps inférieur aux 22 secondes autorisées.
Mme Tatcher me gratifie d'un "B" que j'accepte sans rechigner ni même tenter d'améliorer.
Je ne le sens pas, point barre.
Il suffira d'assurer sur les fiches...

Quelques minutes plus tard, me voici donc en tête à tête avec un troll dans la voiture de l'auto-école.
Je lui déballe tout ce qui me traverse l'esprit concernant "les intempéries et l'état de la route" (ca tombe bien, c'est plein de vent et de gadoue dans ma tête !) et lui arrache finalement un râle de satisfaction. Elle appose sa monstrueuse empreinte dans la case "A" de ma fiche, et appose la mention "Bon" sur ma feuille d'examen.

Je suis fou de bonheur. Je suis à deux doigts de rouler un patin à maître Yoda, mais préfère bondir hors de la voiture et sautiller comme un cabri jusqu'à mon moniteur pour lui offrir, avec une gratitude mêlée de fierté, l'objet de mon délire : mon attestation d'acceptation à l'examen du plateau.

Cette fois encore, les stats auront été respectées : un seul échec, sur l'épreuve du rapide -une candidate de 18 ans, préparant sa rentrée en 1ère, et conduisant une golf IV TDi !!??! -.

Je regagne l'auto-école en survolant la N118 sur ma CB500 ailée.


A première vue, ma méconnaissance du jour pourrait bien être interprétée comme un flagrant manque d'intérêt quant à certaines activités de la vie...

Marner : v.t.
1/ Agric. Amender un sol pauvre en calcaire par incorporation de marne (roche sédimentaire contenant une forte proportion de calcaire et que l'on utilise pour amender les sols acides ou fabriquer le ciment).
2/ Fam. Travailler dur.

Heureusement, je tiens un alibi formellement reconnu par la médecine : je suis allergique au bouleau !
(et là, pour le coup, j'men fous de l'aurtografe...)
Flash

Hier, c'était Jeudi.
Et qui dit Jeudi dit Zapéros de Paris !
Sauf que là, ben c'était le dernier de la saison.

Alors du coup, on a sauté sur l'occasion pour y organiser un petit meeting radiocopines, histoire que toutes ces bonnes gens qui se causent toutes la journée dans le bistrot d'en face, ben ils voient un peu de quoi ils ont l'air, dans la vraie vie.

Alors bien sûr, fallait s'y attendre, ca a été chaud...
Y'a eu des surprises (genre l'apéro au melon), des larmes (les retrouvailles des IUPiennes catégorie "petite taille" -tour de taille, bien sûr!-), des cris ("Chériiiiiiiiiiiiiiiie"), des rires (alcoolisés ou de baleine), des envies homicides (béarnaises), des montées et descentes de marches (forcément, installés dans un escalier...), et puis aussi des flashs !

Presque tous les miens sont consignés ici... (les amateurs de double sens se régalent ;-)).
Et les vôtres ?

jeudi, septembre 05, 2002

T'as l'bonjour d'Albert

La définition du jour fut inspirée au brave Albert Camus par sa muse qui s'amuse.

Camus, se : adj.
Se dit d'un nez court et plat.
"L'explosif bourre-pif qu'il lui attribua généreusement le dota à vie d'un tarin camus"

mercredi, septembre 04, 2002

Tatoo vu !

Après la mise à nu intégrale d'il y a quelques jours, vous pensiez avoir tout vu...
Que nenni les zamis !
J'ai également profité de mon WE au Cap d'Agde pour assouvir mon envie d'expérimenter... le tatouage !
Je dois reconnaitre que j'appréhendais quant au résultat...
- Un tatouage contribuerait-il a renforcer mon air de vieux bovin marqué au fer rouge ?
- Me donnerait-il un coté fan de Johnny en veste à frange (manque plus que la harley a sacoches qui va avec) ?
- Diminuerait-il mon assurance comme spécifié sur le contrat (alors qu'elle est deja pas bien élevée, ma belle assurance -voir mon post "un pitoyable" par exemple...) ?

Devant tant d'interrogations, je me suis dit que le meilleur moyen de savoir comment je me sentirais dans ma peau tatouée, ben c'etait de se lancer... mais si possible sans engagement ! Ah oui, le fameux mode opératoire "essai-erreur"... Bref, je m'égare.

Je me suis donc paré d'un ostensible marquage au henné pour une durée de 3 semaines environ (enfin ostensible... pour qui se promène en marcel, ce qui n'est pas exactement mon cas...).

Au final, je dois l'avouer... j'ai aimé.
Je l'ai senti sur moi comme s'il avait toujours été là.
Et aujourd'hui qu'il a disparu (à une légère marque de non-bronzage près - qui a parlé de bronzage intégral ? Le menteur...), il me manque.
Comme me manqueraient certainement mes cheveux si je me faisait la boule à zéro (j'en suis pas loin d'ailleurs, depuis ma dernière expérience d'autotonte-capillaire).

Du coup, ben d'ici que j'aille refaire le même en vrai...
Non ? Z'en pensez quoi vous ?
(Même si de toutes facons, c'est uniquement mon instinct que je suivrai, encore une fois....)
Faux amis
Un petit post en attendant les autres plus mastoques que j'ai précieusement conservés dans un coin de ma tête durant toute cette semaine où je n'ai pas eu une minute pour vous abreuver de mes pathétiques péripéties.
Rassurez vous, cette rubrique "Faux amis" n'est pas un reproche adressés aux quelques personnes avec qui j'aurais voulu fêter un événement qui me tenais a coeur lundi soir et qui se sont toutes défilées les unes après les autres (à une exception québécoise près).
Quoi que...
Non, en fait, il s'agit encore de mon militantisme pour le "causer français" qui me poussera dorénavant à m'interroger (et donc vous en faire profiter) sur la définition d'un mot que je trouve intriguant, méconnu, mal ou sous employé, décalé, bref, qui un mot qui permette de frimer dans un post, oresto ;-), ou plus modestement d'éviter de passer pour un(e) inculte en société.

Pour aujourd'hui, en hommage (privé, désolé) à ma muse et à mon amour pour la bretagne, ce sera le mot "pernicieux".

Pernicieux, euse : adj.
1/ nuisible à la santé ; dangereux.
2/ nuisible d'un point de vue moral, social ; subversif.
"Doctrines pernicieuses".

mardi, août 27, 2002

Rain Man

Je commence a croire que ce que l'on m'a vendu à prix d'or comme moralomètre (appareil destiné à mesurer mon moral) n'est en fait qu'un vulgaire baromètre : depuis dimanche, son aiguille indique inexorablement "dépression"...

Pourtant, le WE avait bien commencé, puisqu'un rayon de soleil qui s'était eclipsé pendant plusieurs années (ok, excepté une brève apparition par SMS pour mon anniversaire), a illuminé de façon aussi inattendue que brillante mon Vendredi soir.

Mais le climat morose, pour ne pas dire malsain qui règne actuellement au bureau, ainsi qu'un étrange reflux de souvenirs d'une "vie antérieure", s'acharnent à venir m'oppresser a la tombée de la nuit.

Résultat, je dors mal, je suis crevé, je bosse mal, je suis irritable, je doute de moi, des autres, et même du reste...
Ca a bien du vous arriver un jour aussi, et vous savez donc combien ca peut être désagréable.

Heureusement, quitte à prendre la pluie, j'irai la chercher directement chez son producteur puisque je me rendrai demain en Bretagne voir si "l'herbe y est plus verte"... L'occasion d'en profiter pour changer d'air et écumer les manezingues de la rue de la soif en quête de quelques degrés revigorants !

A jeudi donc, pour l'apéro ;->

lundi, août 26, 2002

Solidarité
Les comments chez les nanas sont en grève ?
L'édito chez Titi l'est aussi !
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
(pas la pêche de toutes façons, souhaitons que ca aille mieux demain !)